Pont., I, 3U
4. il était originaire de la Carapanic I.ih. Fontif., I, 343.
5 D après Hesseling, La civili a'ion hi/:ai,tiiie. p. l;>i , Cnllinicos ne II que perfectionner un moyen de dcfeni^e connu depuis des siècles.
l'église dans son centre 117
garie, donnèrent la paix extérieure à l'empire. L'empereur songea
alors à rétablir, de concert avec le pape Donus, puis avec le
pape Agathon, la paix religieuse'. Agathon, sicilien de s.int A..:.th-ft
naissance, qui devait tenir le siège apostolique deux ans et
61X mois, était, au dire de ses contemporains, « par sa douceur s m ponruit.
et par sa bonté souriante, un charmeur ' ». Les actes de son
pontificat montrèrent qu'il était aussi un sage, et ses vertus
devaient le mettre au rang des saints. Le Pape et l'empereur
ne tardèrent pas à se mettre d'accord. Agathon convoqua NA».^oiario!i
, ■ -, • ■ , . • • • Dvjur ïd paix.
plusieurs conciles provinciaux préparatoires, puis, au nu- *^ lieu de l'année 680, à l'issue d'un synode romain, dépêcha à l'empereur des légats, porteurs d'une lettre où le pontife, après avoir allumé la doctrine des deux volontés dans le Christ, disait : « Considérez donc, ô prince très clément, que le Seigneur et Sauveur de tous, de qui vient la foi, ayant promis que la foi de Pierre ne défaudrait pas, l'a averti de confirmer ses frères. Aussi bien, chacun le sait, les pontifes apostoliques, prédécesseurs de mon infirmité, n'ont-ils jamais manqué à ce devoir * ». Cette dernière phrase, écrite quarante ans après la mort du pape Honorius, et à la veille du concile qui devait l'anathématiser, est remarquable " elle atlirme qu'aucun des pontifes romains, donc pas même Honorius, n'a failli à son devoir de Pape,
Le 7 septembre 680, dans la grande salle à coupole du Pa- LeVi» Coniie lais sacré, sous la présidence d'honneur de l'empereur Cons- mîi"™e goû*tantin IV et sous la présidence effective des légats du Pape, u fi o.)ie) qui dirigèrent les débats, se réimit le concile, qui fut le III" de Constantinople et le VI® œcuménique. Les actes en ont été conservés dans le texte grec original et dans deux versions latines anciennes. Les discussions portèrent uniquement sur la question du monothélisme. On ne tarda pas à s'apercevoir que le sophisme sur lequel cherchait à s'appuyer l'erreur monothélite, cndamnaiioii était la confusion, que l'on s'obstinait à faire, entre la subordina- '^" Vig^g"''^"^*
1. T.a lettre écrite au pape Donus arriva au pape Agathon élu dans l'in* tervalle.
2. Tanlum benignu* et mansuetus fuit ut eliam omnibus hilaris et iocundus comprobarelur. Lib. Pont , I, 350.
3. Quod apostolieos pontifices, exir;intati< no«/.>-o» nrn^deeessorex, confidentes feeisxe semper, ciinciis est cognitum. Uaroouui, Aota oonciliorutn, UI, 10791083.
118 HISTOIUE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE
tion de la volonté humaine à la volonté divine et V absorption de la volonté humaine dans la volonté divine, « Comment, s'écriait l'acharné défenseur de l'unité de volonté, Macaire d'Antioche, comment pouvez-vous admettre la possibilité d'un conflit de deux volontés dans Jésus-Christ ! Ce serait diviser le Christ en deux ! Pour moi, j'aimerais mieux être coupé en morceaux et jeté à la mer que d'admettre cette doctrine *. » Sophrone avait déjà donné des réponses définitives à ces questions. On les répéta, mais sans succès. Le concile déposa le patriarche obstiné. Puis, les débats terminés, dans leur 17® et avantdernière session, les Pères du Concile portèrent un décret dogmatique : «Nous proclamons, disaient-ils, deux vouloirs naturels, 8'jo [xèv ç'jfftxà eeXT^fiaxa *, et non pas, il s'en faut, deux vouloirs naturels opposés l'un à l'autre, mais im vouloir humain subordonné au divin et puissant vouloir ». Dans la 18* et dernière session furent volés les anathèmes suivants : Annthème " Nous anatliématisons Théodore de Pharan, Sergius, Paul, perlé coutr« Pyrrhus et Pierre de Constantinople, Gyrus d'Alexandrie, et,
HononOB, •' tt • • i- ^ rf • •
avec eux, Honorius, jadis évêque de Rome, qm les a smvis,
xaî O'jv aùxoT; 'Ovwpiov, t6v tyji; 'PtifXT;; ii-^o-'j^it^ow, wç exeÎvok; èv tojxoiç
ky.o'koMQ'^dai^xx ' ». « Nous anathématisons les inventeurs de la nouvelle erreur,... et aussi Honorius, qui, au lieu de pacifier cette Eglise apostolique, a permis que l'immaculée fut maculée par une trahison profane *. »
Ai7theniicii.ô Ces anathèmes portés par un concile œcuménique contre un *^Concrie. " Pape, à titre d'hérétique, ont paru si invraisemblables à Pighi, à Baronius, et à quelques autres historiens, qu'ils ont mis en doute l'authenticité des passages concernant Honorius. Le nom d'Honorius, ONûPION, aurait été lu au lieu de eEOAûPON, Théodore, nom du patriarche de Constantinople convaincu de monophysisme. Cette explication doit être abandonnée. Le témoignage de divers manuscrits et la multiplicité des allusions au pape Honorius, qu'on trouve dans les plus anciens documents, ne permettent pas de mettre en doute l'authenticité du