Tlicoph. Ckrouogr., Miem, P. G., t. CVIII, o«l. 8l
l'église dans son cemre 125
pire byzantin. En proscrivant le culte des images, subit-il l'influence du contact avec l'islamisme et le judaïsme ? ne fit-il qu'obéir à une tendance schismatique personnelle, puisée, dès son enfance, au milieu de cette terrible secle des pauliciens, qui, issue du manichéisme et apparentée avec le marcioni«me, avait terrorisé, au début du vi" siècle, la Syrie, l'Arménie et la ,
Mésopotamie, incendiant les éj; lises et détruisant les icônes sacrées? Avait-il simplement ranii)ilion d'étendre aux choses du sanctuaire la réforme qu il était lier d'avoir réalisée dans l'ordre militaire, administratif et social? A coup sûr il ne prévit pas les conséquences de cette querelle iconoclaste, qui devait être l'occasion de la rupture définitive de Constantinople avec Rome et de l'alliance du Saint-Siège avec les Francs.
Grégoire II, qui, par son gouvernement ferme autant que Eaflrgiqne* paternel, s'était acquis la reconnaissance sympathique des po- j^/^g^nt^orépulalions de l'Italie, avait entretenu jusque-là des relations goire II. d amitié avec l'empereur de Constantinople, comme avec le roi des Lombards. Mais, à la réception del'édit par lequel Léon III lui ordonnait de faire disparaître les images, sous peine de déchéance de son titre de pontife de Rome ', il protesta, et signifia par lettre à l'empereur son refus d'obéir à un ordre contraire à sa conscience '. Cette protestation solennelle fut comme le signal d'un soulèvement général de l'Italie. Les soulètement peuples de la Pentapole et les troupes de la Vénétie repous- ..^p,"!'^'*' *l* sent le décret de l'empereur et déclarent qu'ils combattront veur du ioupour la défense du Pape. Les fonctionnaires byzantins sont ufe. chassés, de nouveaux chefs sont élus. On crie : anathème contre l'exarque, contre celui qui l'a envoyé, contre ceux qui lui obéissent * ! Le duc de Naples, Exhilaratus, essaie en vain de ramener à l'obéissance la Campanie. On apprend qu'il a parlé d'assassiner le Pape : aussitôt sa demeure est assaillie par la foule et il est mis à mort avec son lils *. Les Lom-