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Lib. Pont., I

126 HISTOIRE GÉ^ÉRALE DE l'ÉGLISE

bards s'unissent au mouvement. Ils se joignent aux Romain», suivant les expressions du Liber Poniificalis, « comme à des frères par la chaîne de la foi, ne demandant qu'à subir une mort glorieuse en combattant pour le Pontife * ». Il était même question d'élire un nouvel empereur et de le conduire à Constantinople. C'est alors qu'on vit, ime seconde fois, l'intervention pacificatrice du Pape sauver l'empereur et peut-être l'empire. Tout en remerciant le peuple de son attachement, Grégoire II l'exhorta à l'obéissance et, par ses prières et ses exhortations, ramena peu à peu la paix.

La querelle se raviva un moment sous Grégoire III (731-741), qui avait, dès les premiers jours de son pontificat, protesté contre l'hérésie iconoclaste *. Mais le pape Zacharie (741- 752), qui prit possession du Saint-Siège au lendemain de la mort de Léon l'Isaurien et à la veille de l'avènement de Constantin Y le Copronjme, reçut du nouvel empereur des assurances ul des gages de paix.

Cessation de Constantin V, qui devait si violemment ranimer la guerre ^[ 'te^eD^Occi- ^0"^'^'^^ ^^^ images dans l'intérieur de l'empire, renonçait à viodent. lenter les consciences dans des régions où il se sentait désormais impuissant. En effet, suivant la remarque du cardinal Hergenrœlher, « l'autorité du Saint-Siège était maintenant à son comble en Occident, tandis que le pouvoir impérial y diminuait à vue d'œil, et que, s'il en restait encore quelque chose, c'était au Pape qu'on le devait ' ». Appariiion Le péril d'un schisme était-il cependant aboli ? Non, il n'était ■veau en que déplacé. Sous les derniers souverains de la maison d'Hé- •rUschisma" radius, les conceptions politiques et religieuses avaient subi

tique de l'é- ^ne évolution. On abandonnait les ambitions cosmopolites glite, de plus ^ . . i • j

CD plus inféo- d un Justinien II. On renonçait à propager à Rome les rites de

* reurt"'^*' Byzance. On se cantonnait dans le monde grec. Mais on voulut, de plus en plus, lier le gouvernement à une église nationale. Dès lors les Papes se trouvèrent moins en présence d'un empire romain d'orient que d'un empire grec, et moins d'un empire grec que d'ime église grecque. Aux titres de hasileus et d'aulocrator, le monarque semblera préférer désormais

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