‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 69 sur 284 · Lih Pont., I · texte numérisé non relu

Lih Pont., I

2 Li/' l'^-it , 1. 415.

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l'église dans son centre 127

celui d'isaposlolos (semblable aux apôtres) *. « Ce fut alors, dit M. Alfred Rambaud, non la race, mais la foi qui fit un Romain de Byzance : de queL[ue peuple qu'on fut issu, il suffisait d'entrer dans le giron de l'Eglise pour entrer dans celui de l'Etat ; le baptême orthodoxe conférait le droit de cité '. » L'esprit schismatique, par une voie diiîérente, mais non moins sûre, continuait donc à se propager, et menaçait toujours, pour une échéance plus ou moins lointaine, dune rupture avec l'Eglise de Rome,

Mais, d'un autre côté, une alliance nouvelle semblait possible à l'Eglise du côté des barbares. Au fort de la guerre iconoclaste et des perturbations causées par les Lombards, Grégoire III

avait adressé un appel au duc des Francs, Charles ^Lirtel. Le La papanté se

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prince, qui disposait en uaule d une puissance considérable, ^^^ barbare».

et dont saint Boni face avait apprécié la haute protection en

Germanie, n'avait pu promettre alors au Pontife un concours

eflicace. Mais, à partir de ce moment, l'idée d'un appel aux

Francs ne fut plus oubliée. Parmi les cadeaux que Grégoire III

avait envoyés, en 739, à Charles Martel se trouvaient les clefs

du tombeau des saints apôtres. N'était-ce pas exprimer l'espoir

que, par lui-mcme ou par quelqu'un de sa race, le chef des

Francs en serait un jour constitué le défenseur •?

1. Constantin avait di'jâ pris ce titre Ecsèbk, Vie de Constantin, IV, 60.

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