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l'église dans son centre 127
celui d'isaposlolos (semblable aux apôtres) *. « Ce fut alors, dit M. Alfred Rambaud, non la race, mais la foi qui fit un Romain de Byzance : de queL[ue peuple qu'on fut issu, il suffisait d'entrer dans le giron de l'Eglise pour entrer dans celui de l'Etat ; le baptême orthodoxe conférait le droit de cité '. » L'esprit schismatique, par une voie diiîérente, mais non moins sûre, continuait donc à se propager, et menaçait toujours, pour une échéance plus ou moins lointaine, dune rupture avec l'Eglise de Rome,
Mais, d'un autre côté, une alliance nouvelle semblait possible à l'Eglise du côté des barbares. Au fort de la guerre iconoclaste et des perturbations causées par les Lombards, Grégoire III
avait adressé un appel au duc des Francs, Charles ^Lirtel. Le La papanté se
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prince, qui disposait en uaule d une puissance considérable, ^^^ barbare».
et dont saint Boni face avait apprécié la haute protection en
Germanie, n'avait pu promettre alors au Pontife un concours
eflicace. Mais, à partir de ce moment, l'idée d'un appel aux
Francs ne fut plus oubliée. Parmi les cadeaux que Grégoire III
avait envoyés, en 739, à Charles Martel se trouvaient les clefs
du tombeau des saints apôtres. N'était-ce pas exprimer l'espoir
que, par lui-mcme ou par quelqu'un de sa race, le chef des
Francs en serait un jour constitué le défenseur •?
1. Constantin avait di'jâ pris ce titre Ecsèbk, Vie de Constantin, IV, 60.