LE MONDE BARBARE
« Une nuit, raconte saint Grégoire le Grand, comme le \^(5- Vision 9m
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nérable Benoît se tenait à sa fenêtre et invoquait le Dieu tout puissant, .-oudain, au milieu de l'obscurité la plus grande, Dieu loi fît voir, comme dans un immense rayonnement de soleil, le monde entier*. » Le monde entier : tel devait être le champ réservé par la Providence au zèle des moines bénédictins. Ils devaient le parcourir comme missionnaires, l'éclairer camme savants, parfois le gouverner comme hommes d'Etat.
Au moment de la vision de saint Benoît, c'est-à-dire au Ica- TabWw '^i demain de la chute de lempire d Occident, les plus farouches "^^i,ar«. ' patriotes de Rome commençaient enfin à comprendre que Vorhs romanus nétait pas l'univers. De tous les côtés de la froatiire avaient débordé, tantôt par des infiltrations lentes, tantôt par des invasions brutales et san^^uiaaires, des races nouvelles. En Italie se trouvaient les llérules mêlés aux Rug;ienïï ; en Afrique étaient les Vandales ; en Espagne, les Sucves et les Visigoths ; dans l'ancienne Gaule, les Visi^oths, les Bur^on des,