‹ Histoire générale de l'Église (volume 3)Chapitre 99 sur 284 · P. L.. XCXV · texte numérisé non relu

P. L.. XCXV

3. Indocti do' eantur, infirmi persuasions roborentur, perversi aucloritat» C»-riganhir. Reg., XI, 56.

4. D'direraf ^nirn a dontorihus aucto> ibwque suae saluUi servitintn C'"-'r'i i-olu'it'irium, r.on c^ia' d'.iuni d^here ei.^e. //i.'^t. f.ccle-!., 1.1,0.26

P. L. t XCV. col. 57.

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i7G HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISB

brie abjura le paganisme. Le roi Edwin, déjà convaincu par les entretiens particuliers de Paulin, voulut, avant de permettre à celui-ci de prêcher, avoir l'avis des grands de son royaume. Il les réunit donc. Quand il eut exposé le but de la réunion, un des chefs, se faisant l'interprète de tous, se leva et prononça ces paroles : « Tu te souviens peut-être, ô roi, que lorsque tu es assis à table avec tes capitaines et tes hommes d'armes et qu'un bon feu est allumé, que ta salle est bien chaude, mais qu'il pleut, neige et vente au dehors, vient un petit oiseau qui traverse la salle à tire-d'ailes, entrant par une porte, sortant par l'autre. L'instant de ce trajet est pour lui plein de douceur, il ne sent plus ni la pluie ni l'orage ; mais cet instant est rapide ; l'oiseau a fui en un clin d'œil, et de l'hiver il repasse dans l'hiver. Telle me semble la vie des hommes sur cette terre, et son cours d'un moment, comparé à la longueur des temps qui la précède et qui la s.uit. Ce temps est ténébreux et incommode pour nous ; il nous tourmente par l'impossibilité de le connaître... Si donc la nouvelle doctrine peut nous apprendre quelque chose d'un peu certain, elle mérite que nous la suivions. » Le roi ordonna alors au missionnaire de parler du Dieu qu'il annonçait. Après que celui-ci eut fini, le chef des guerriers prit la parole. « Jusqu'ici, dit-il, plus je cherchais la vérité, plus elle me semblait fuir devant moi ; mais à mesure que j'écoutais cet homme, je comprenais mieux que sa doctrine est capable de nous donner la vie, le salut et le bonheur * ». On commença dès lors à abattre les idoles et à élever des autels au vrai Dieu.

L'Angleterre Birinus évangélisa le Wessex, Félix l'Est- Anglie, Aidan <oBvertie vers la Mercie, Wilfrid le Sussex ; Jarumnan ramena à la foi les 685, firme nu gg^^ons orientaux. Vers 685, le triomphe de la foi fut complet

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éotiB Efibert le g^ Angleterre. Peu de temps après, les sept Etats de l'Ileptarchie, réunis par le lien de la foi, pouvaient former une unité politique solide sous le roi Egbert-le-Grand, véritable fondateur de la monarchie anglaise. '

L'Eglise avait travaillé, en même temps, à adoucir les rivalités de race persistantes entre les Celtes et les Saxons. L'ne lettre de saint Grégoire, bien loin de considérer les Bretons

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