BiDB. Hisl écoles , II, 13, P. i., XCV. col
l'éguse chez les peuples barbares 177^"
comme schismatiques, avait rangé leurs évêques sous la juri-
Jiction de l'archevêque de Cantorhéry *. Peu à peu, sans
disparaître complètement, l'animosité qui existait entre les
deux peuples s'adoucit. A mesure que Rome était plus tolé- F-.'église 4* ta
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rante, la liretagne devenait plus confiante. Les coutumes bre- i-ne adopte iei
tonnes relatives à l'observation de la fête de Pâques, au rite dv. '^''|^g™,î^/ baptême, etc., furent abolies dans un concile de 664. L'Irlande et l'Ecosse prirent les usages romains quarante ans plus lard ; puis enfin ce fut le tour du pays de Galles *.
Il faut lire dans l'Histoire ecclésiastique de Bède la discussion à la suite de laquelle les Nortliumbriens adoptèrent les coutumes de Rome. La controverse, engagée entre l'évêque Norlhumbrien Colman et le moine Wilfrid, élevé ;\ Rome, portait sur la date de Pâques. Elle se tenait en présence du roi Oswin. Colman invoquait l'autorité de l'apôtre saint Jcan^ Wilfrid celle de saint Pierfe. Celui-ci cita la parole du Sauveur : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. -^ Le roi intervint alors : Est-ce vrai, Colman, que ces paroles ont été dites à Pierre par le Seigneur? — C'est vrai, répondit Colman. — Pouvez-vous, reprit le roi, me citer quelques paroles semblables dites à votre Père Colomba? — Non. — Vous êtes donc bien d'accord, tous deux, pour reconnaître que les clefs du royaume des cieux ont été remises à saint Pierre? — Ils répondirent : oui. Alors le roi conclut ainsi : « Et moi je vous dis que je ne veux pas me mettre en opposition avec celui qui est le portier du ciel. Je veux au contraire lui obéir en toutes choses ». Le roi avant élevé les mains vers le ciel, tous les assistants, les grands de la cour comme les simples sujets, se rangèrent à son avis et on se hâta de remplacer une coutume défectueuse par celle qui venait d'être reconnue la meilleure '. »
Ce ne fut qu'au milieu du vin* siècle que les évêques celtiques se mirent définitivement en relation avec leur métropolitain de Gantorbéry, qui était alors l'archevêque Frithona, plus connu sous le nom de Deusdedit *. Le zèle de Deusd-^-