‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 129 sur 374 · Lamknnais, Affaires de Rome, p · texte numérisé non relu

Lamknnais, Affaires de Rome, p

îj. On a écrit (Gaussbtte, Manrèze du prêtre) que La Mennais, depuis quelque temps, avait cessé, sous le prétexte de ses travaux, de réciter le saint bréviaiie, et que celte omission de la prière liturgique avait dû déterminer sa défection, y^'id les laits qui ont dû donner lieu à cette légende. Il résulte d'une lettre écrite par Félicité de La Mennais à son frère Jean, le 35 août 1819 (Blaizb, Œuvres inédites de F. Lamennais, t. I, p. 390) que Lamartine, àl'insu de La Mennais, avait obtenu pour lui, de Rome, la dispense du bréviaire, en invoquant le mauvais état de ses yeux ; mai»

l'église en AT^GLETERRE, en ALLEMAGNE ET Eîf FRANCE 267

du mois d'avril, paraissait, sous sa signature, un livre étrange, qu'au moment même où la foi s'éteignait dans son âme, il intitulait Paroles d'un Croyant. C'était le recueil d'une série de médilahons, Le» ParoUt de dialogues, de prières, de visions, que, dans la solitude de la Chê- "'^ croyan . naie, depuis l'apparition de l'encyclique, il avait écrites, sous l'influence d'inspirations diverses. Ce livre, qui débutait par une invocation « au Père, au Fils et au Saint-Esprit », contenait, sur les rois en général, qu'on représentait « le ^.îcd sur le crucifix et buvant du sang bumaiû dans un crâne * », et, en particulier sur Guillaume IV d'Angleterre, râlant sur son lit de mort, « pâle comme un suaire », sur Louis-Philippe « parjure et tyran, s'accrochant à des sacs d'or », sur François II d'Autriche « condamnant à toutes les tortures du corps et de l'âme les malheureux soupçonnés d'avoir prononcé le mot de patrie », sur le tsar Nicolas, « portant dans son cœur, à la place de Dieu qu'il a chassé, un ver qui le ronge sans relâche », et sur le pape Grégoire XVI lui-même, outragé en des termes q«i passaient toute mesure, les pages les plus virulentes que jamais pamphlet politique ait mises au jour ^. Ce livre cependant contenait, en même temps, sur la prière, « qui rend le cœur plus léger et l'âme pluj contente » 3, sur le bonheur, « qui n'est pas de posséder beaucoup, mais d'espérer et d'aimer beaucoup * », sur la vertu, « la seule chose sur la terre qui ne se fane ni ne passe » ^, sur la justice, « qui protège les droits », tandis que la charité « adoucit les maux inévitables ^ », sur Fcxilé, « qui partout est seul "^ », sur la paix, « qui est le fruit de l'amour », et sur l'amour s, « qui repose au fond des âmes pures comme une goutte de rosée dans le calice d'une fleur »,• des paroles simples, limpides, pénétrantes, que l'on sent jaillir d'un

l'abbé de La Mennais refusa de se servir de cette dispense, alléguant que sa tu4 était bonne. Voir à ce sujet, Roussel, Lamenimis d'après des doc. inédits, t. 1, p. 177-

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