‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 128 sur 374 · Lettre inédite, Archives du Séminaire de Saint-Sulpice · texte numérisé non relu

Lettre inédite, Archives du Séminaire de Saint-Sulpice

3. (( Il y a toujours des vents brûlants qui passent sur l'âme de l'homme et la dessèchcut. La prière est la rosée qui la rafraîchit. » (Lamennais, Paroles d'un croyant^ ch. XVII.) Cf. II. BnEMOMD, l Inquiétude religieuse, 2* série, le Silence de Dieu.

hommes et de Dieu, ou du moins s'imagiuant l'ôtre, cet homme, qu ii*élait pas seulement un passionné, mais encore (c'était là la seconde caraclérislique de cette étrange nature) un impatient de tout joug et de toute domination, et de tout ce qu'il prenait pour un joug et une domination, était préparé pour la chute suprême. Une lettre que lui fiL parvenir, au nom du pape, le cardinal Pacca, précipita la catastrophe.

En somme, jusque-là, l'obéissance de La Mennais avait consisté à cesser toute campagne, à se taire. Ses ennemis le faisaient remarquer bruyamment ; et peut-être les indiscrétions de certains de ses amis avaient-elles donné lieu de penser que le rédacteur en chef de V Avenir n'avait abjuré aucune de ses idées. Le cardinal Pacca lui écrivit que sa soumission à l'encyclique Mirari vos était jugée insuffisante, et qu'il avait à la compléter par une déclaration « simple, Prossé de se absolue, illimitée ». Sans tarder, l'abbé de La Mennais signa une déurement^et claration par laquelle il s'engageait à « suivre uniquement et simplement absolument la doctrine exposée dans l'encyclique » *. Mais la lettre if f7tVne ^' ^^^^^ ^^^ communiquait à Montalembert le texte de cette déclaradérlaratlon de tion contenait cette phrase, qui épouvanta son correspondant : « Je pure orme, renouce... à tout, sans exception, ce qui a rempli ma vie anté- CL .vktion. rieure » ; et, sur une demande pressante de son jeune ami, il répondit qu'en agissant comme il l'avait fait, il « n'avait plus vu, dans cette triste affaire, qu'une question de paix à tout prix n et « qu'il s'était résolu à signer, non seulement ce qu'on lui demandait, mais encore, sans exception, tout ce que l'on voudrait, fût-ce même la déclaration que le pape est Dieu, le graud Dieu du ciel et de la terre, et qu'il doit être adoré lui seul ».

La lettre qui contenait ces tristes lignes était datée du i*"" janvier 1834. Quand il l'écrivit, l'auteur de VEssal sur ^Indifférence avait cessé de célébrer la sainte messe et ne devait plus désormais remplir aucune fonction sacerdotale *. Quatre mois plus tard, vers la fin

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