‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 135 sur 374 · Lettre du 9 septembre i84o · texte numérisé non relu

Lettre du 9 septembre i84o

li Lettre du 9 septembre i84o. Falloux, LeUrss inédites de M'^* Swclchine, |>. /ji3 4i4.

L EGLJSE EN ANGLETERRE, EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE

rieures qu'elle doit provoquer daas l'âme des chrétiens. C'était là

une œuvre toute de paix et d'édification. iMais au moment même où les

âmes pieuses savouraient la nouvelle œuvre de l'Abbé de Solesmes, Le c cas de

de nouvelles polémiques allaient surgir à la suite d'un cas de cons- ^^^^ ^^

cience, publiquement proposé par l'archevêque de Reims, Mgr Gous- Mgr Gou»»ct.

set, sur les droits et les devoirs des évêques relativement à la liturgie.

La publication par Dom Guéranger de sa Lettre à Myr l'Aiche-

vêque de Reims sur le droit de la liturgiey fut le premier acte de cette

polémique. Nous aurons bientôt à y revciiir.

de-Paul.

Frédéric

Ozanam

Le fondateur des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, Frédéric Les

Ozanam, n'était pas, comme Prosper Guéranger, un disciple, de La ^^

Mennais. A peine avait-il rencontré une fois le maître, en décembre Saint-Vincent i83i, et cet unique entretien ne paraît pas avoir éveillé de grandes sympathies entre l'écrivain célèbre et le jeune étudiant *. Mais Ozanam, rêvant, dès-sa première jeunesse, d'une apologétique religieuse capable de saisir l'esprit et le cœur de ses contemporains, avait suivi avec ardeur, dans tout ce qu'elle avait de généreux, la cam* pagne de V Avenir , et s'était attaché à deux de ses principaux rédacteurs : l'abbé Gerbet, le philosophe érudit, le théologien profond et délicat, dont les Considérations sur le dogme générateur de la piété catholique l'avaient ravi 2, et l'abbé Lacordaire, dont l'éloquence chaleureuse et le zèle tout apostolique répondaient si bien à ses propres sentiments. A la différence de Guéranger, qui avait été surtout attiré vers le groupe de l'Avenir par ses tendances ultramonlaines, Ozanam y avait surtout goûté son désir d attirer à Jésus Christ la société contemporaine et l'intérêt qu'il manifestait envers les classes populaires 3.

I. Bkvuk^D, Frédéric Ozanam d'après sa correspondance , un vol. in-i3, Parii 1913, p. 49-50.

a. Ibid.^ p. 72-73.

3. Pas plus qu'Ozanam, Lacordaire ne ae sentit jamais attaché à fond à La Mennais. Il n'y axait pas seulement entre eux la divergence que uoui venons de signaler à propos de l'ultramonlanisme. Dans ses projets de rénovation sociale, Lacordaire visait avant tout laclion intérieure et surnaUirelle sur les âmes ; La Mennais, coiisidciant le christianiimc comme une a'u\re de transfornialion politique et sociale, 1 iiilôt que con)me une œuvre de sancli()calion individuelle, semblait tout attendra d'une rcfornie de U société. Celle coucc]>lion se fait jour d'une manière frappante

œuvres.

Né à I.yon, en i8i3, d'une famille chrétienne, formé aux études plûlosophiqucs et religieuses par un maître exceptionnel, l'abbé Set premières Noirot, que Victor Gousin appelait « le premier professeur de France », Frédéric Ozanam avait, dès l'âge de dix-sept ans, rêvé d'un grand ouvrage, qu'il intitulait : Démonstration de la vérité (Je la religion catholique par l'antiquité des croyances historiques, religieuses et morales. En i83i, il publiait ses Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon, dont il disait, plus tard, qu'il « y avait jeté le germe de ridée qui devait occuper toute sa vie ». Cette idée dominante de sa vie, ce fut l'apologétique du catholicisme auprès de ses contemporains. Il la poursuivit à la fois dans ses travaux historiques et dans ses œuvres charitables.

La principale de ces œuvres, dont nous avons seulement à parler ici, fut la Société de Saint-Vincent-de-Paul, Ozanam eut, en la fondant, plusieurs objectifs : resserrer d'abord les liens d'amitié entre les jeunes catholiques, car, disait-il, « le principe le plus fort d'une amitié véritable, c'est la charité, et l'aliment de la charité ce sont les bonnes œuvres » ; en second lieu, attirer les bénédictions de Dieu sur ses travaux d'apostolat, car, disait-il encore, « un apostolat n'est pas complet quand il lui manque les œuvres de bienfaisance, et la bénédiction du pauvre est celle de Dieu » ; enfin, compléter l'apologédque de l'Eglise aux temps passés en montrant ses œuvres actuelles. <( Nos ennemis, écrivait-il, nous disent : Le christianisme a fait autrefois des prodiges de charité, mais il est mort. Prouvons qu'il est vivant en montrant ses bonnes œuvres * ».

Origine des

Conférences

de

Saint-Vincent

de- Paul.

dans l'étrange préambule des Règles de la Congrégation de SainUPierre, rédigé par Félicité de La Mennais Voir la reproduction de ce préambule par le P. l^udon, dans les Etudes du 30 novembre 1910, p. 452-454. Cf. La Me>'Na.is, Réjlexions snf V Eglise de France, p. 98 94. La correspondance de La Mennais, comparée avec cellt de Lacordaire, accuse nettement les divergences que nous avons signalées. — Quand on a voulu caractériser par une formule la tendance dominante de La Mennais, celle qui l'a conduit à sa chute, les avis se sont partagés. Les uns avec Spuller, ont vu en lui un éternel démocrate. D'autres, comme Thureau-Dangin, l'ont appelé un perpétuel théocrale. L'abbé Rohrbacher croit avoir deviné en lui, dès ses premières relations avec le maître, un vague panthéisme, qui s'est peu à peu explicité. Si nous ne craignions de forger un néologisme, nous dirions que La Mennais a été essenticliemont, non pas un panthéiste^ mais un démothéisle . Alors que, fervent catholique, il faisait consister la vérité en une sorte de suffrage universel des esprits il voyait déjà l'infaillibilité dans le peuple ; il y vit plus tard la justice et le droit Seulement, il crut d'abord que lorgane du peuple était le roi, puis le pape, puis enfin il admit que l'infaillibilité du peuple était une sorte de privilège incommunicable. Ce dernier état de sa pensée a été exprimé par lui, en i848, dans l'ouvrage qui a pour titre : De la sociéié première et de ses lois, ou de la religion.

I. Ozanam formulait les deux aspects de ion œuvre en deux mots, qu'on a quel-

l'église en ANGLETERRE, EN ALLEMAGNE ET EN FRANCE SiSi

Au mois de mai i833, six étudiants, répondant à l'appel de Frc déric Ozanam, se joignirent à lui, au n** i8 de la rue du Petit- Bontbon-Saint Sulpice, dans les bureaux de la Tribune catholique, sous la présidence du directeur de ce journal, Emmanuel Bailly. Un des sept fondateurs a écrit le récit de cette mémorable séance *. Elle commença par la récitation du Veni sancU Spirilus, de VAve Maria et d'une invocation à saint Vincent de Paul. On étudia ensuite les moyens pratiques de visiter les pauvres à domicile. On prit le parti d'aller demander l'adresse de familles besogneuses à la Sœur Rosalie, l'apotre du quartier MouiTetard, et on la pria de céder à la Société un certain nombre des bons qu'elle distribuait comme secours en nature. La séance se termina par la quote et la prière. A la fin de l'année scolaire, la Société comptait quatorze membres. A. la rentrée, les adhésions devinrent plus nombreuses. En i835, Paris comptait quatre conférences ^. En même temps, les confrères qui retournaient en province, après avoir terminé leurs études, y fondaient à leur tour des conférences. C'est ainsi que Curnier fonda la conférence de Nîmes; Brac de la Perrière, celle de Lyon. Bientôt la société franchit la frontière. Les conférences apparurent en BeiglqiiA 3

ue

La visite des pauvres à domicile resta toujours le but essentiel des conférences ; mais des œuvres spéciales ne tardèrent pas à s'y joindre : vestiaires, où l'on recueillit les vêtements usagés pour les distribuer aux indigents ; bibliothèques destinées à satisfaire le besoin de lecture qui se généralisait de plus en plus ; Saintes-Familles, ou associations formées entre ouvriers chrétiens des deux sexes pour s'édifier

La première

coiiff'ronre

(mai i83'^).

Diffufîon de l'œuvre.

Objet!

d« l'ouvre.

qupfois critiqués, mais dont il a victorieusement défendu le sens orthodoxe : « Passons aux barbares », et « Allons aux pauvres ». f/^s barbares étaient les incrédules du xix« siècle: « En disant : Passons aux barbnos, dcclarait-il, je nd veux pas dire qu'il s'agit de s'allier à Mazzini, mai» au peuple que Mazzini trompe. Nous ne convertirons probablement pas Attila et Genséric, mais petil-étre viendronçnous à bout des Huns et des Vandales. » De même le mot : « Allons aux pauvre o n'avait aucune significafion de démorratisme suspect : « Il faut faire, disait-il, c« qu'il jr a de plus agréable à Dieu. Donc il faut faire ce que faisait N.-S. en piochant l'Evangile. Allons aux pauvres ».

1. Origines de la Société de Saint Vincent- de Paul d'après les souvenirs de fs» premiers membres^ brochure in-i8, 67 pages, Paris, 1909, au Secrétariat de la Société de Saint-Vincenl-de-Paul.

a. C'étaient les conférences de Saint- Jacques, de Saint-Germain de Saint Pb il' pne du Roule et de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Le nom de conférence fut adot i

Sar «uiledcs traditions de la Société des Bonnes Etudes, dont le» premiers membre* e la Société do Sainl-Vincent-de- Paul faisaient partie. 3. r.a Société comptait, «n 1916, 7.000 conférences, groupant plus de i4o.oo« confrère»*

Les Frères de

Saint- Vincent' de-Paul.

(Xi] livre»

diverses

de rrcdéric

Ozanam.

Son attitude

dans la lutte

pour

l'abolition

du monopole

universitaire.

réciproquement et s'instruire de la religion ; secrétariats des familles, caisses des loyers, patronages d'ouvriers et d'apprentis, et autres œuvres suggérées par les nécessités des lieux et des circonstances *. La congrégation des Frères de Saint-Vincent-de-Paul, fondée par un des premiers compagnons d'Ozanam, Léon Le Prévost, en vue de s'occuper d'oeuvres ouvrières, fut aussi comme un rejeton de la soclélc fondée par Frédéric Ozanam ^.

Quelque vaste que fût ce programme d'œuvres charitables, il ne limita pas le zèle du fondateur de la Société de Saint-Yincent-de- Paul. Il publia, dans la Tribune c<3//io//^ue, dirigée par Bailly, dans y Univers^ nouvellement fondé par l'abbé Migne, des articles d'apologétique. 11 contribua, par ses démarches réitérées, à la fondation et au succès des conférences de Notre-Dame. 11 collabora à la création d une Société catholique des beaux-arts. Il glorifia l'Eglise dans de savantes études historiques. Etudiant en Sorbonne, il avait obligé Théodore Jouffroy à rétracter des attaques dirigées contre la révélation chrétienne ; professeur à son tour, il réussit à intéresser un nombreux auditoire aux gloires du christianisme. Dans une seule des campagnes menées par les catholiques de cette époque, celle qui avait pour but la conquête de la liberté d'enseignement, il ne put prendre une part active. Mais son attitude fut digne et courageuse. « Dans le conflit qui s'éleva entre l'Eglise et l'Université, écrit Lacordaire, Ozanam était de nous tous le plus douloureusement placé. Catholique ardent, il ne pouvait cependant pas méconnaître qu'il appartenait au corps dépositaire légal du monopole universitaire... Ozanam n'attaqua point le corps auquel il appartenait ; mais il demeura dans la solidarité la plus entière avec ceux qui défendaient de tout leur cœur la cause de la liberté d'enseignement » ^.

I. Dès le début, il fut entendu que les conférences de Saint- Vincent de-Paul seraient ouvertes aux catholiques de tous les partis. « Je voudrais, écrivait Ozanam en i835, l'anéantissement de l'esprit politique, au profit de 1 esprit social ». Il n'entendit pas, d'autre part, faire prévaloir dans la Société de Saint- Vincent-de- Paul un système spécial d'organisation sociale. On pourrait cependant recueillir dans ses écrits des vues philosophiques sur la propriété, qu'il considère comme une fonction sociale (Elude sur les Biens d'Eglise ;i837), Mélanges, t. II, p. SSg et s.), «ar le salaire, dont il analyse les conditions normales en dehors desquelles le travail do l'ouvrier devient une exploitation de l'homme par l'homme [Mélanges, t II, I\'oles d'un cours de droit commercial) ^ sur l'association, qui attache les ouvriers à leur travail comme à leur chose et les conduit à des habitudes de moralité [Ibid.^y sur la démcicratie, où il voit le terme naturel du progrès (Lettre du ii mars 18^91.

2 Vie de M Le Prévost, un vol. in-8", Paris, 1899. La Congrégation des Frères de Saint ^ incent-de-Paul fut fondée rue du Ilegard,

3. Sur Fréd. Ozanam, voir Mgr Ozanam, Vie de Frédéric Ozanam, ua vol. in-8».

l'ÉGLISL EIN ANGLETERRE, EN AI,LEMAGNE l^T EN FRANCE 283

De toutes les campagnes catholiques du xix* siècle, il n'en est pas peut-être de plus glorieuse, il n'en est pas, à coup sûr, de plus féconde en utiles leçons, que celle qui a abouti, après vingt ans de luttes, à l'abolition du monopole de l'Université. Elle demande à être racontée avec quelques détails.

C'est à l'abbé de La Mennais que revient le mérite d'avoir soulevé le premier, avec un éclat incomparable, la question de la liberté d'enseignement. Les pamphlets qu'il publia à ce sujet, dans le Conservateur et dans le Drapeau blanc, alors qu'il était dans toute la ferveur de ses convictions catholiques et royalistes, sont, a-ton dit, « tout ce qu'il y a de plus puissant, comme pensée et comme style, dans la langue française * ». Le journal l'Avenir, reprenant la question dès ses premiers numéros, lui donna un retentissement immense dans l'opinion. Les 17, 18 et 26 octobre i83o, parurent trois articles éloquents de Lacordaire, où l'abolition du monopole universitaire était réclamée au nom de la liberté et du progrès. « La servitude de renseignement, disait-il, est incompatible avec quelque liberté que ce soit ; car la liberté s'obtient par l'enseignement... L'humanité veut le progrès, c'est la fin de toute liberté ; mais !• progrès est-il possible avec le monopole * ? » Les rédacteurs de l'Avenir ne se bornèrent pas à ces réclamations ; manifestes, pétitions, polémiques, tout fut employé par eux pour agiter l'opinion publique autour de la question de la liberté d'enseignement. Ils curent même recours à un procédé nouveau dans les mœurs françaises. Le 9 mai i83i, l'abbé Lacordaire, le vicomte Charles de Montalembertet le comte de Coux, se fondant sur la charte de i83o, dont l'article 69 promettait la promulgation, « dans le plus court délai possible w, d'une « loi sur la liberté d'enseignement », et dont l'article 70 déclarait toutes les lois et dispositions contraires « dès à présent abrogées », ouvrirent à Paris, rue des Beaux- Arts, n** 5, une école gratuite sans autorisation. Les 10 et 11 mai, le commissaire

La campagne des catholiques pour la conquête de la liberté d'enseignement.

Articles de

La Mennais

le Conservateur

et dans le Drapeau blanc.

Articles de Lacordaire dans l'Avenir,

Le procès

de 1 Ecole litre

ThiIs, i88j ; Mgr Biunard, Frédéric O^auam, un vol. in-8»^, Paris, 1913 ; (Jurmir, la Jeunesse de Frédéric Ocanani, un vol. in -8', l^aris, 1S88.

I E. Spl'ller, Lamennais, un vol. in-ia, Paris, 189a, p, laa.

a. Mêl. calhol, 1. 1, p. aSS-aSg.

TIISTOIRE GE-HERALE DE L EGMSB

Discours

<le

Montalembert.

Dî«^cour»

de

Laconiaire.

de police du quartier fit sommation aux enfants de se retirer. Ces sommations étant demeurées sans résultat, les maîtres et les enfants furent exclus par la force publique, et les trois professeurs furent traduits en police correctionnelle.

Ceux-ci ne cherchaient qu'une occasion de plaider, dans un procès retentissant, la cause des pères de famille. Ils réussirent au delà de leurs espérances ; car, le comte de Montalembert, pair de France, étant venu à mourir, son fils, le vicomte Charles, succédant à ses droits, demeurait, par sa nouvelle dignité, justiciable de la cour des pairs, et, par suite de l'indivisibilité du délit et de la poursuite, entraînait ses coprévenus devant cette haute juridiction.

Quand, après les plaidoiries des avocats, le jeune comte de Montalembert, à peine âgé de vingt ans, réclama la parole et s'avança à la barre, sa jeunesse, son deuil, sa position personnelle provoquèrent dans l'auditoire une profonde attention. Il débuta en ces termes : « Pairs de France, la tâche de nos défenseurs est accomplie ; la nôtre commence. Ils se sont placés sur le terrain de la légalité ; à nous, accuses, il appartient maintenant de parler le langage de notre cœur et de notre foi : le langage catholique. » Jamais peut-être, en effet, la noble cour n'avait entendu une profession de foi plus courageuse et plus émue. « Pour moi, disait le jeune orateur en finissant, je me féliciterai toujours d'avoir pu rendre témoigaage dans ma jeunesse au Dieu de mon enfance. C'est à Lui que je recommande le succès de ma cause, de ma sainte et glorieuse cause. Je la dis glorieuse, car elle est celle ie mon pays ; je la dis sainte, car elle est celle de mon Dieu*. »

Lacordaire, ancien avocat, s'était réservé pour la réplique au ministère public, dont l'organe fut le procureur général Persil. Celuici, peu de temps auparavant, en se fondant sur le principe de la responsabilité ministérielle, promise par la Charte au même titre que la liberté d'enseignement, avait soutenu l'accusation de haute trahison contre les quatre derniers ministres de Charles X. La ner* veuse improvisation de liacordaire débuta ainsi: « Nobles pairs, jô regarde et je m'étonne. Je m'étonne de me voir au banc des prévenus, tandis que M. le procureur général est au banc du ministère public. Car de quoi m'accuse-t-il ? D'avoir usé d'un droit écrit dans la Charte et non encore réglé par une loi ; et lui vous demandait na«

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