‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 155 sur 374 · I. Piolet, les Mhsions, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Piolet, les Mhsions, t. I, p

2 l^n. PIN DE I^iviAres, Vie ,/e Mgr de Forbin-Janson, Paris, 1893, p 3834oj.

3. Chassegros, Ilist. du novicial de la Compagnie de Jésus au Canada^ Montréal. 1908.

La question de l'esclavage.

Intervention

de

Grégoire XVI

en faveur des esclaves.

Les missions d'Océanie.

La Société de Marie.

Le

Bienheureux Pierre Chanel.

Portugal, et comment Grégoire XVI. soucieux avant tout du bien des âmes, avait jugé opportun de traiter directement avec les nouvelles autorités de ces pays pour y organiser les hiérarchies ^ Pour qu'aucune Eglise n'échappât à sa sollicitude, le pontife établit, en i836, à la Nouvelle-Grenade, un chargé d'affaires, qui veillerait aux intérêts religieux des républiques américaines dépourvues de toute représentation du Saint-Siège.

Dans l'Amérique du Sud comme dans l'Amérique du Nord, il était un abus qui ne pouvait laisser indifférent le Chef suprême de l'Eglise : c'était le trafic des esclaves. Le 3 décembre 1839, Grégoire XVI éleva la voix pour rappeler la doctrine de l'Eglise à ce sujet. Après avoir montré comment le christianisme, par des mesures prudentes, avait peu à peu fait disparaître l'esclavage de tous les pays où il s'était établi, le pontife ajoutait : « Toutefois, nous le disons avec douleur, même parmi les chrétiens d'aujourd'hui, des hommes honteusement aveuglés par le désir d'un gain sordide n'hésitent pas à réduire en servitude, sur des terres éloignées, d'autres hommes, leurs semblables, ou bien encore aident à cet indigne forfait, en organisant le commerce de ces malheureux, que d'autres ont chargés de chaînes... En vertu de notre autorité apostolique, nous réprouvons toutes ces pratiques comme absolument indignes du nom chrétien, et nous interdisons à tout ecclésiastique ou laïque d'enseigner, en public ou en particulier, de manière ou d'autre, quoi que ce soit de contraire à ces Lettres apostoliques*. »

L'évangélisation de TOcéanie, c'est-à-dire de celte multitude d'îles disséminées sur la vaste mer du Sud, qui occupe, à elle seule, un tiers du globe, présentait des difficultés dont il était impossible de prévoir la nature et la gravité, mais qui paraissaient devoir être considérables. Elles n'effrayèrent ni le pape Grégoire XVI ni les courageux ouvriers auxquels il s'adressa. Par son Bref Omnium geri' lium du 29 avril i836, le souverain pontife confia à la jeune Société de Marie la mission de porter en Océanie la lumière de l'Evangile. Un groupe de sept missionnaires, composé de quatre Pères et de trois Frères coadjuteurs, se mit aussitôt en route. Le plus âgé de ces Pères, né au village de Guet, dans le département de l'Ain, en i8o3, s'appelait Pierre Chanel. Jeune encore, en gardant les trou-

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