‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 222 sur 374 · Chantrel, p · texte numérisé non relu

Chantrel, p

G. \ oir la lotlre dans le Moniteur du 11 janvier iSGo.

Le»

catholiques,

dans leur

ensemble,

se séparent

de la politique

de l'empire.

Des libéraux

non

dé-approuvent

également cette politique.

Suppression de V Univers (39 janvier

Fondation du journal Le Monde,

d'ailleurs, cette concession serait un slimulant pour les perturbateurs des autres parties de ses Etats ^

A partir de ce moment, tous les catholiques qui s'étaient ralliés à l'empire se séparèrent nettement de sa politique. Le parti ultramontain, dont V Univers ùia'it l'organe, le fît en invoquant a ant tout les droits imprescriptibles de la papauté ; les catholiques libéraux, tels que Dupanloup et Falloux, protestèrent a ec une véhémence non moins forte, mais en s'appliquant davantage à faire valoir, dans la politique romaine de Napoléon III, avec la violation des droits de l'Eglise, celle des principes du droit public et de la paix du monde. Thiers, Guizot, Saint-Marc-Girardin, Villemain, invoquant à la fois les principes du droit public et les périls de ce principe des nationalités qui inspirait la politique de l'empire, se prononcèrent nettement pour le maintien du pouvoir temporel du pape 2. En revanche, le Siècle, le Co/is///a/io/i/7«/ applaudissaient chaudement à l'évolution politique que venait d'efîectuer l'empereur.

La situation du gouvernement français devenait difficile. Il' chercha à atténuer les difficultés en supprimant, le 29 janvier 1860, lejournûl l'Univers et en faisant recommander à toute la presse, par le Moniteur, « la modération, dans T intérêt de la paix et de la religion ». Mais VUnivers disparu, tous ses rédacteurs, sauf Louis et Eugèbe Veuillot, se retrouvèrent dans le journal le Monde 3, qui le remplaça, et Louis Veuillot employa les sept années d'interruption de V Univers à écrire sept volumes, six brochures et nombre d'à; ticles rie Revue où ses talents de polémiste et d'écrivain se manifestèrent sous une foi me nouvelle. « On m'a enterré journaliste, disait-il; je repousse brochurier. » D'ailleurs, à côté du journal le Monde, Y Ami de la religion, devenu quotidien depuis le mois de mars iSôg, et le Correspondant, continuaient à défendre énergiquement les droits de l'Eglise et du Saint-Père. Sous la direction des deux chefs de l'épiscopat, Mgr Pie et Mgr Dupanloup, Melchior du Lac, Aubineau, Jules Gondon, Louis de Carné, Augustin Gochin, Henri et Charles de Lacombe, Poujoulat, Falloux, Foisset, tant d'autres encore, combattaient vaillamment sur

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