Chantrel, p
2. Cf. Villemain, la France, Vempire et la papauté, Paris, 1860. Voir dans G. Vauthier, Villemain, un vol. in-i2, Paris, igiS, p. igS-iQÔ, la lettre adressée à Villemain par le comte de Chambord au sujet de cet écrit.
3. Sur la suppression de VUniverseih fondation duMonde, voir Eugène Vbuillot, Louis Veuillol, t. 111, p. 808-379.
DE LA BULLE IiicJJahîlh .\ L*ENCTCLiQUE Quanta cura /i63
la hrèclie'. La lutte était loin d'être finie. Un surcroît d'activité allait s'imiH ser, au contraire. Vers la fin de janvier, le comte de Rentrée Cavour était rentré aux affaires en qualité de premier mmislre, et le ^^ comte journal officieux de Turin, VOpinione, avait annoncé ce retour dans de Cavour les termes suivants : « Le premier ministère de Cavour signifiait in- ^ dépendance ; le second signifie annexion. » De quelle annexion s'agissait-il? Tout pouvait faire craindre une annexion qui n'épargnerait pas le domaine pontifical, pas même la ville de Rome.
Bientôt on apprit que Garibaldi s'agitait.
Dans sa retraite, Cavour n'avait jamais perdu de vue, avait même A^îtsiions souvent aidé de ses co-nseils la politique italienne ; et Garibaldi, mo- ^^ Ganbaldi. mentanément mis à l'écart, n'avait cessé d'entretenir l'ardeur de ses partisans. Dans une proclamation adressée le 24 décembre 1859 aux étudiants de Pise, il les conviait, au nom des « maximes sublimes du Christ », à détruire « le chancre de la papauté ». Il avait, du reste, des paroles habiles sur « le roi, pieux et généreux, donné par Dieu aux Italiens comme un ange rédempteur », et sur la France, « puissante alliée, qui a souri à l'Italie avec le sang précieux de ses valeureux fils » ®.
Napoléon lU, dont la politique était aussi hésitante dans la pra- « Combinaitique qu'elle était aventureuse dans ses conceptions, essaya d'enrayer **^" " le mouvement par la proposition d'une nouvelle « combinaison » : Napolé? ^'11 les Romagnes seraient gouvernées par Victor-Emmanuel, mais en essaye
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qualité de vicaire du pape et moyennant le payement d un tribut au le mouvnn.ui
1. La pltiparl de ces polémistes, aussi bien que les libéraux non catholiques qui, tels que Thlers, s'ôlaient prononcés contre la politique italienne de A'apoléon ill, condamnaient également la violation du domaine temporel de la papauté et l'unité italienne. Presque seul, le P Lacordaire, dans sa brochure De la liberté de l'Eglise et de ritaliey parue le 26 février 1860, faisait entendre une note sensiblement dilTérenle. « Afiîrmons-le, disait-il, le domaine temporel de la papauté, à le considérer dans son essence et dans son histoire, n'a rien d'incompatible avec la nationalité et la liberté de l'Italie» (Lacordaire, QEaures, édit. Poussielgue, t. VU, p. 3i4). « L'écrit sur la Liberté de l'Eglise et l'Italie, dit Foisset, fit une sensatiou très vive. Douze mille cxciripUires s'en écoulèrent on moins de quinze jours. L'impression première, à Rome mémo, fut favorable » (Koisset, Vie de Lacordaire, t. 11, p. 388).