Ami de la reUjion du i5 novembre 18Ô0, p
Hist. gén. de 1 Eglise. — VI H âo
HISTOIRE GÉNFRAF.E DE i/ÉGMSB
r.es
catholiques
d'Anglolerre,
de Fronce,
d'Italie
et des autres
natîonssiiivent
i'oxomple
des
catholiques
de Beljjiqne.
Orîjçine
du corjts des
(( Volojitaires
pontificaux ».
Mgr Xavier de M é rode est nommé par Pie IX « annistre
des armes ».
les catholiques d'Angleterre avaient jadis tenu à honneur de ne c<^dor à personne la première place dans leur dévouement au Siège apostolique, invita le clergé du diocèse de Westminster à organiser dos meetings et des comités, nomma un trésorier de la caisse du Denier de Saint-Pierre K Le 23 octobre 1860, dans VAmi de la Religh n^ l'abbé Sisson fit un pressant appel aux catholiques de France ^. Louis Veuillot, alors privé du droit d'écrire dans un journal, ne put mener une campagne de presse; mais W* Elise Veuillot, Mesdames Eugène Veuillot, Emile Lafont et Léon Aubineau, sœnr et femmes des principaux rédacteurs de l'Univers, déployèrent un tel zèle au profit du Denier de Saint-Pierre, que Pie IX voulut les vi\ féliciter publiquement 3. Le gouvernement français refusa à l'OËuvre la faculté de se constituer en association légale ; mais il n'osa pas interdite les quêtes dans les églises ; quant aux souscriptions faites à domicile, elles échappaient à son contrôle. En Italie, le journal catholique ÏArmonia recueillait périodiquement des sommes considérables. L'Irlande et la Pologne, du sein de leur pauvreté, rivalisèrent avec les pays les plus riches. A Dublin, on vit une quête produire, en un jour, plus de deux cent mille francs *.
Les catholiques ne se bornaient pas à donner à Pie IX le tribut de leur or ; ils lui offraient celui de leur sang. Presque chaque paquebot amenait à Rome des volontaires français, belges, irlandais, espagnols, hollandais. Puisque l'armée assaillante devenait de plus on plus, sous le commandement de Garibaldi, l'armée cosmopolite de la Révolution, celle de Pie IX devait être celle du catholicisme international. Au printemps de 1860, Pie IX confia le soin d'organiser cette armée à un prélat aussi énergique que pieux, ancien officier de l'armée belge et de l'armée française, Mgr Xavier de Mérode ; et le soin de la commander à un général français, héros des campagnes d'Algérie, Louis de Lamoricière.
Le titre de « ministre des armes », conféré par Pie IX à Mgr de Mérode, lui donnait, dans les circonstances où l'on se trouvait, une autorité exceptionnelle dans l'Etat pontifical, à côté de celle du Secré-