‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 229 sur 374 · UicASOLi, Leitere e docuinenii, t. V, p. iGi · texte numérisé non relu

UicASOLi, Leitere e docuinenii, t. V, p. iGi

Pian peu êcrupuicux sur le choix des moyens que l'était Cavour, un

pour empocher "^ojeu se présentait de parer au danger : on n'avait pu devancer Gari-

Garibaldi baldi à Naples, il fallait le devancer à Rome. Le parti de Cavour

•on profit ^^^ aussitôt pris en ce sens ; et, chose étonnante, quidoime une idée

le mouvement Jg l'état d'esprit de cette époque, quelques patriotes italiens, de nalional . . . .i i- i i> . r - ,

italien : nuance conservatrice et catholique, semblèrent se résigner a cette

devaucer le extrémité, a Que voulez-vous ? disait le comte Pasolini, ancien

ie territoire nuuistre de Pie IX ; je comprends maintenant qu'il ne reste plus à

pontifical. Gavour que d'envahir les Marches^ ». 11 semblait que ce fût là le

8(jul moyen de ne pas perdre tout le fruit du mouvement national.

Un obstacle, pourtant, se présentait. Les troupes françaises étaient

L'entrevue toujours dans l'Etat romain, placées là pour sa défense. Mais Napo-

de Chambéry ,, ttt ^. • r. ^ • > . i •

(28 août ^^^^ AU parait avoir été vaincu, a son tour, par le raisonnement qui 1860). avait décidé Gavour. Des mystères planent encore sur l'entretien que l'empereur des Français eut, le 28 août 1860, à Ghambéry, avec . le ministre italien Farini et le général Gialdini. Si Napoléon ne dit pas la parole célèbre : « Fate presto. Faites vite », qui lui a été attribuée 2, elle semble bien exprimer le fond de sa pensée, telle que ses actes subséquents la révèlent. Un grave historien a cru pouvoir écrire, à propos de l'attitude de Napoléon dans cette affaire : « Je ne sais si le mot de complicité serait tiop dur ; mais le mot de faiblesse serait certainement trop doux » ^. Prétexte invo- îl fallait un prétexte à linvasion . Gavour invoqua les armements ^^^ du pape, « ces corps pontificaux, composés de gens de toute nation,

pour envahir de toute langue, de toute religion (?) : ce qui offensait profondément 5 domaine du ]^ conscience publique de l'Italie et de l'Europe » *. Il demanda, par la voie d'un ultimatum, le désarmement immédiat des nouvelles troupes du Saint-Siège. La sagacité d'Antonelli vit le piège. On voulait provoquer une réponse violente de la chancellerie romaine, laquelle donnerait lieu à un casas helli. La réponse de l'habile Secrétaire d'Etat de Pie IX fut calme, correcte, diplomatiquement irréprochable. Mais avant qu'elle fût parvenue à sa destination, les troupes sardes, pressées de devancer l'armée garibaldienne, avaient franchi la frontière.

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