Décret du 24 août i
4. « J'occupe le siège d'Hilaire, et voici Arius » (Discours synodal du a5 août i863. (Bauma-rd, Hist.du card. Pie, t. II, p. 198.)
DE LA BULLE IneffabUîs A l'encyclique Quanta cura ^89
sur les pouvoirs publics*. La Revue des Deux Mondes^ le Jouih'.. /es. Débats, le Constitutionnel, l'Opinion nationale, le Temps, les grands corps savants et le pouvoir lui-même s'indignèrent de ce « ton d'inquisiteur », de cet « appel au bras séculier )), de cet auto-da-fé, comme ils dirent, qui n'était plus de notre âge '.
D'autres catholiques voulurent élever, de leur côté, une protestaliou non moins absolue, non moins vive, mais en se plaçant uniquement sur le terrain du respect des consciences et delà liberté de l'Eglise. Ils se donnèrent rendez-vous à Malines, pour un congrès, qui se lien- Le pr<»mier drait du 18 au 2a août i863. « Il fut expressément arrêté que l'on ^^
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ne discuterait pas sur les formes du gouvernement, l'Eglise les (^^-^^J"'-''^*
acceptant toutes ^. » On se proposait d'ailleurs, non pas seulement
de faire entendre une protestation solennelle, mais de créer, suivant
les expressions des organisateurs du congrès, « un foyer de lumière,
de charité et d'amour, où viendrait se consolider la sainte alliance
des fils de l'Eglise » *.
Le principal orateur du congrès fut le comte de Montalembert, Les
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qui, voulant se placer nettement sur le terram autrelois delmi par ^g
Mgr Parisis d'après la conduite des catholiques belges, essaya Montalembert. d'exposer la tactique par laquelle les catholiques, après avoir conquis la liberté de l'enseignement, entendaient conquérir toutes les libertés religieuses. « A Dieu ne plaise, déclara-t-il, que je prétende discuter un dogme, dresser un formulaire, inventer ou corriger une théologie !... Je ne professe pas une théorie absolue, mais une doctrine pratique, tirée de la leçon des événements ; je n'entends pas translormer en une question d'orthodoxie une question de conduite ^. « Cette réserve faite, l'orateur ne faisait pas difficulté de déclarer que, « si les catholiques étaient partout, excepté en Belgique, inférieurs à
I. « Jugez à quels temps nous gommes arrivés, pour que, dans une nation catholique, un homme, non le premier venu, mais un homme public, comblé d'honneurs insignes, soutenu de l'argent des contribuables, bien plus encore, occupant d'office une des chaires académiques les plus émioentes, ait pu néanmoins, sans réclamation d'aucune autorité, avec l'applaudissement de la foule des journalistes, tveo d'autres encouragements encore, écrire, publier et répandre partout un livrt d'une telU impiété, m (Bauhard, op. cit., t. II, p. 199 )
a. Baunard, II, 199-300.
S.Eugène Veuillot, op. cit., III, 485