‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 251 sur 374 · fbid., p. 5oi · texte numérisé non relu

fbid., p. 5oi

10. Louis Veuillot, Vlllusion libérale, ch. iy, $• édition, Ptrif, 1866, p. a3-a4«

DE l'encyclique Quanta cura au concile du Vatican 4 99

du Correspondant et de VAml de la Religion, les orateurs des congrès de Malines avaient parlé des adaptations possibles de l'Eglise avec les institutions modernes. « La pierre (sur laquelle l'Eglise repose), répliquait Veuillot, n'est pas une pierre roulante,... inconsistante. Elle a son lieu, sa matière, sa forme. Tout est immuable *. » On avait parlé des limites posées par la nature des choses aux pouvoirs du pape et de l'Eglise, en citant en ce sens des paroles de Bossuet et de saint Bernard *. « Bravons la fourberie des mots, s'écriait Veuillot. Nous devons obéissance à l'Eglise dans les limites qu'elle a elle-même posées... Si cette obéissance est la théocratie, ceux qui en ont peur n'ont pas assez peur d'autre chose 2. » Les écrivains que le polémiste voulait réfuter avaient blâmé l'emploi inopportun de la force contre les incrédules, prétendant que c'était là perpétuer le despotisme païen. «Les chrétiens, ripostait Veuillot, ont pris à la société païenne ses armes pour les transformer, non pour les détruire... Comme le droit est par lui-même une force, la force, par elle-même, peut être un droit *. » Les catholiques libéraux avaient insisté sur l'union nécessaire du corps de l'Eglise, pris dans son ensemble, avec son chef, le pape. Veuillot admettait, au moins à titre d'hypothèse réalisable, leur séparation. « Je fais une hypothèse. J'admets que nous suivions tous le courant. Je dis tous, sauf le pape, car l'hypothèse ne peut aller jusque-là. Qu'en résulterait il ? Il y aurait une force de moins sur la terre ^. »

Après avoir cité ces lignes et d'autres pareilles, le Siècle se tournait vers Mgr Dupanloup pour lui dire : a Vous avez pour alliés des organes moins habiles sans doute que Votre Grandeur, mais qui ont du moins le mérite d'une rude franchise. » Pie IX n'envoya pas de lettre d'approbation à l'auteur de V Illusion libérale. Sans doute pensa-t-ii qu'il n'était pas opportun de consacrer, par son autorité suprême, des affirmations qui dépassaient celles de son encyclique et qui, au moins par leur forme, d'une vivacité voulue, ne pouvaient être présentées comme exprimant la doctrine catholique ; mais il re-

II prend i partie )et cttholrquci

libéraux.

Pie IX.

sans féliciier

publiqueiriimt

Veuillot.

se montre

satisfait de sa

publication.

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