Ibid., p
HISTOIRE OÉNEAALE DE l'^GI.ISE
Action de li franc mavouuecle.
Deux altitude:
parmi les
caliioliques.
Lei Stîmmen
an Maria Laach
et ï Univers.
L»œllinger
et le
P. lljucinlhu.
religieux », et déclarait leurs bieus « propriétés de l'Etat » *. En Suisse, le Conseil d'Etat de Genève refusait à Mgr Memiillod son titre d evêque, sous prétexte qu'il lui avait été conféré directement })ar io pape sans participation de l'Etat 2. Le clergé irlandais se plai- •nait plua amèrement que jamais de la pénible situation faite à V* Irlande catholique par le gouvernement anglais ^. En Ru^isie, ruT^f\3ô d'amnistie rendu à la date du 17-29 mai 1867 excluait do Ccll© mesure générale les ecciésias tiques *,
Ces mesuj-es de défiance des gouvernements à l'égard do l'Eglise n'étaient elles pas déterminées, au moins en partie, par une action des sectes anticliréliennes ? Le fait est que la francmaçonnerie et la Société internationale des travailleurs s'agitaient fiévreusement. Garibaldi écrivait au Conseil suprême de Palerme qu'il fallait se hâter de faire une « Rome maçonnique », que (<> l'unité maçonnique entraînerait l'unité de l'Italie » ^ ; et Tinlornationale proposait de faire « une révolution contre l'ordre social tout entier^».
Sans doute, les militants du catholicisme devenaient plus ardents que jamais. En Allemagne, les Siintmen an Maria Laach attaquaient, avec une extrême vivacité, les libertés modernes ; et un orateur du congrès de Trêves n'hésitait pas à proclamer que le Syllabubs élait a le plus grand acte du siècle, peut-être de toui les siècles»'. En France, l'Univers, réapparaissant le 16 avril 1067, déclarait, dans son programme, par la plume de Louis Veuiliot, qu'il ne reconnaissait pas a d'autre architecte social que le Vicaire de Jésus-Christ », et prenait pot» devise cette parole, attribuée à un Père de l'Eglise : « Le Christ est la solution de toutes les difficultés». « Nous voulons, disait Veuiliot, travailler à discuter l'exactitude impérissable de cette parok inspirée » ^ ?
Mais, à un extrême opposé, en Allemagne, le docteur Dœllinger proposait aux protestants une base d'entente dans laquelle il n'était pas question de la souveraineté temporelle du pape ; il prétendait
1. Univen du 3o mars 1868, cité par GfiiWiiTRBL, p. 836, 837. Cf. p. ^b'j. a. Ibid., p. 8a6, 837.
3 . Voir l'exposé des griefs des catholiques irlandais dans une déclaration du clcigé, datée du a3 déc«mbre 1867, /6(J., p. 721, 726. /,. Ibid., p. 558, 559.
ô. Ibid., p. 566.