‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 268 sur 374 · Voir la bulle dans Geocont, t. I, p · texte numérisé non relu

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5. Ibid.f p. 890, 894 Pie i.\, à l'occasion du concile, exhortait les protestants à l'union ; mais il n'invitait pas leurs évêques à assister à l'asjeinblée, parce que, dans la plupart des Eglises protestantes, l'invalidité de» ordinations n'était pas douteuse, et que, même chez le» Anglicans, la validité des pouvoirs épifcopaux était très discutable.

Il adresse

aux prolestants

une lettre

«pccialc

(i3 septembre

Refus

des évêques

«chismatiques

d'Orient.

Motifs de ce refus.

n'étaient pas en communion avec l'Eglise romaine. « Un père, disait le pape, n'abandonne jamais ses enfants, lors même que ceux-ci l'ont abandonné. » Puis, rappelant les signes de la vraie Eglise, il opposait à la stabilité de l'Eglise de Rome l'instabilité des autres sociétés clirétiennes. Il adjurait enfin tous les cbrétiens de profiter de l'occasion que leur offrait le futur concile « pour revenir dans le sein de cette Eglise dont leurs aïeux avaient jadis fait partie. » ^

A Rome, on ne se laissait pas aller à des espérances exagérées sur le succès de ces invitations.

Pour ce qui concerne les soixante-dix millions de chrétiens qui, sous les noms de Coptes, de Jacobites, de Nestoriens, d'Arméniens, de Grecs et de Russes, constituaient le groupe des Eglises orientales non unies, le patriarche de Jérusalem, Mgr Valerga, préalablement consulté par le préfet de la Propagande, avait fait prévoir une réponse négative. Quelle fut l'impression produite, dans la masse des fidèles et parmi le clergé, par l'appel du pontife romain ? Il est difficile de le savoir. Reaucoup, sans doute, ignorèrent l'existence de ia lettre pontificale. On sait pourtant que des évêques jacobites, au reçu de l'invitation du pape, crurent se conformer au désir de leurs peuples en répondant : « Nous voulons bien aller au concile de Rome, si notre patriarche y consent jo. Mais le patriarche n'y consentit pas. a Si le pape veut un concile, dit-il, qu'il vienne le tenir ici » . ' L'autocratie jalouse des patriarches, qui craignaient de voir diminuer leur autorité, le caractère trop strictement national donné à la religion dans les pays orientaux, lespréjugés traditionnels contre Rome, et, pour ce qui concerne plus spécialement l'Eglise russe, le despotisme césaiien qui pesait sur elle comme un cauchemar : tels furent les obstacles que rencontra l'invitation pontificale. En vain Pie IX déclara-t-il qu'il se chargerait des frais de voyage et de séjour, que les patriarches et évêques recevraient tous les honneurs dus à leur rang, qu'on mettrait à leur disposition des interprètes et qu'ils jouiraient d'une entière liberté de parole : nul prélat ne se rendit à l'appel. Les uns ne donnèrent aucune raison de leur refus, comme cet évêque syrien-jacobite de Jérusalem, qui lut la lettre, puis la déposa sur son bureau en se contentant de répondre : (( Rien^ ». D'autres, tels que le patriarche grec de Gonstantinople, prétendirent u qu'ils croyaient bien à l'infail-

I Collectio lacensis, t. VII, vol. iiio, iiii.

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