‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 295 sur 374 · I. Voir Histoire gén. de V Eglise, t. I, p. 36o · texte numérisé non relu

I. Voir Histoire gén. de V Eglise, t. I, p. 36o

a. Mgr Clifibrd et Mgr Rivet, évéque de Dijon, demandaient qu'il fût sursis à la définition par égard pour l'opinion catholique, qui n'était pas préparée à ce dogme et que l'Eglise avait pour règle de ne pas heurter imitilement. Mgr Schwarzenbgcr, et Mgr Greith exprimaient la crainte de voir les gouvernements s'insurger contre Rome et former peut être des Eglises nationales. (Gra.mderath, t. III, i^* parti» p. aôi-aTi.)

LE CONCILE DU VATICAN

ne lui appartient qu* « en tant que pasteur et docteur de l'Eglise ». D'autre part, si elle peut être dite séparée parce qu'elle n'a pas besoin de l'assentiment de l'Eglise pour s'exercer, elle n'est point séparée en ce sens qu'on suppose réalisable l'hypothèse d'un pape et d'une Eglise formant deux êtres non reliés entre eux. « Ma tête, disait à ce propos Mgr Gastaldi, évêque de Saluces, ma tête n'a pas besoin de bras pour y voir, pouc entendre et pour parler ; cependant, c'est parce qu'elle est unie au corps qu'el.e fait tout cela ; séparée, eHe serait sans vie *. » De ces considérations et de quelques autres remarques, Mgr Dechamps concluait que rinfeillibi4ité du pape, telle qu'on voiJait la définir, n'était aucunement présentée comme une infaillibilité absolue, mais comme une infaiHibilité nettement limitée ; et enfin que, dans ces conditions, il n'était pas possible de voir dans le schéma proposé la volonté d'mtroduire un dogme nouveau. Cçs explications, cette heureuse mise au point firent tomber bien des oppositions. Pourtant un petit nombre d'évêques, à la tête desquels se trouvaient Mgr Strossmayer et Mgr Dupanloup, persistaient à demander un sursis à la définition. Mgr Strossmayer pensait toujours que ses populations slaves, avec leur esprit trop simpliste, ne pourraient pas suffisamment comprendre et par conséquent ne pourraient pas supporter la définition projetée. Quant à Mgr Dupanloup, Emile OHivier n'a pas craint de dire que, s'il n'avait pas eu Louis Veuillot devant lui, il se serai! rangé parmi les infaillibilistes les plus ardents, comme il s'était rangé parmi les plus ardents défenseurs du pouvoir temporel du pape ^. Cette assertion est moins paradoxale qu'elle ne le paraît au premier abord. Non point que l'évêque d'Orléans, comme l'ajoute OHivier, « ne combattît l'infaillibilité que par haine de Louis Veuillot, son plus ardent promoteur ^ » ; mais il connaissait, il s'exagérait peut-être l'influence exercée par le rédacteur en chef de V Univers sur certains membres de l'épiscopat *, et

Mgr Strossmayer

et Mgr Dupanloup persistant à soutenir

l'inopportunité de la définition.

Pourquoi ?

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