‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 301 sur 374 · Grandbrath, t. iri, 3e partie, p i8o · texte numérisé non relu

Grandbrath, t. iri, 3e partie, p i8o

3. E. Ollivieu, l'Eglise et l'Etat au concile du Vaticariy t. II, p 473-474; H. dHidkvillk, les Pit^montais à Rome, ch. viii.

4. RoTHAN, l'Allemagne et l'Italie^ Paris, i884, t. 11, p 84.

Les troupos italiennes

envahissent

le territoire pontifical

(il septembre).

Elles pénètrent dans Rome

par la brèche de la Porta Pia (20 septembre 1870).

entre la Prusse et l'Italie* ». Après la bataille de Sedan, qui, le 2 83ptenibre 1870, décida du sort de Napoléon III ^ et fit prévoir la victoire de la Prusse, Victor-Emmanuel n'hésita plus. Le 7 septembre, son ministre des affaires étrangères, Visconti-Venosta, fit savoir aux puissauces étrangères que « Sa Majesté le roi prenait, en face de l'Europe, la responsabilité du maintien de l'ordre dans la péninsule et de la sauvegarde du Saint-Siège ^ ». On savait ce qu'il fallait entendre par une pareille formule. Le lo septembre, le roi lui-même écrivit directement au Saint-Père : m Je vois l'inéluctable nécessité que mes troupes, déjà préposées à la garde des frontières, s'avancent et occupent les positions qui seront indispensables à la sécurité de Votre Sainteté et au maintien de l'ordre *. » On dit que Pie IX, à la réception de la lettre du roi, s'écria : « Belle parole, ma brutti fatii. Belles paroles, mais vilaines actions ». Il répondit au souverain que « sa lettre n'était pas digne d'un fils affectueux », et qu* « il remettait sa cause entre les mains de Dieu^ ». Le 11 septembre, 60.000 hommes de troupe pénétrèrent dans les Etats de l'Eglise. Surpris par cette attaque imprévue, les soldats du pape se replièrent sur Rome et Givita-Vecchia. Le général italien Bixio marcha sur cette dernière ville, tandis que le général Cadorna s'avançait vers Rome. Le 16 septembre, Givita-Vecchia se rendit. Le lendemain, l'investissement de Rome commença. Le pape avait à sa disposition environ 10.000 combattants, résolus à se défendre jusqu'à la mort, brûlant de vengera Rome le guet-apens de Gastelfidardo. L'ambassadeur prussien, M. d'Arnim, vint engager le pape à consentir à l'occupation de Rome. Il se heurta à un non possumas absolu. Le 20 septembre, de cinq heures du matin à dix heures, Tartillerie piémontaise battit les vieux remparts, et lança ses projectiles sur la ville. La première brèche fut pratiquée auprès de la Porta Pia. L'assaut allait se donner, quand le drapeau blanc flotta sur les murs et au Ghâteau Saint-Ange. Pie IX, voulant éviter une trop grande effusion de sang, venait de donner l'ordre de cesser la résistance. Dans la capi-

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