‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 303 sur 374 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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LE GOrfCILE DU VATICAH

tulation, il fut expressément stipulé que la cité léonine resterait au Saint-Père : mais dès le lendemain, Pie IX, en présence de troubles graves, dut se résigner à y laisser pénétrer les troupes italiennes. La ruine du pouvoir temporel était complète. On ne laissa au pape que le Vatican et ses jardins. « Messieurs, dit Pie IX en s'adressant au corps diplomatique réuni autour de lui, vous êtes témoins que je cède à la violence ; à partir de ce moment, le pape est prisonnier de Victor-Emmanuel. »

Qu'allait devenir le concile ? Le 20 octobre, le lendemain de la publication du décret royal qui changeait le patrimoine de saint Pierre en « province romaine », parut la bulle de prorogation du concile. « Nous avons décidé, disait le pape, de remettre la continuation des séances à une époque ultérieure. Nous déclarons le concile suspendu, suppliant Dieu, maître et vengeur de son Eglise, de rendre au plus tôt à sa fidèle épouse la paix avec la liberté *. »

Le Patrimoine

de

saint Pierre

est déclaré

(( province

romaine »

( 19 octobre).

Le concile

du Vatican

est déclaré

suspendu

(ao octobre).

Les définitions votées au concile, et en particulier celle de l'infaillibilité pontificale, dans les formules auxquelles avaient finalement abouti les délibérations des Pères, sous l'assistance de l'Esprit-Saint, ne faisaient, en somme, que reproduire l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Il était facile de s'en convaincre par une étude calme et impartiale des textes adoptés. Mais les agitations des peuples et des Etats avaient été si grandes, tant de préjugés, tant d'interprétations tendancieuses avaient été mis en circulation, qu'on pouvait craindre devoir le vrai sens des décisions conciliaires obscurci par la passion ou par la mauvaise foi.

Pour éclairer l'opinion, le secrétaire général du concile, Mgr Fessier, évêque de Saint Hippolyte, en Autriche, publia, sous ce titre : la Vraie et la Fausse Infaillibilité des Papes, une brochure, aussilôl honorée d'un Bref approbatif de Pie IX. 11 y étabhssait avec netteté : 1° que le concile du Vatican, dans ses définitions, n'avait fait autre chose que de fixer et de préciser, suivant ses expressions, « une tradition remontant à l'origine de la foi chrétienne * » ; 2° que l'infailli-

Mgr Fe«;sleij

secrétaire

général

du concile,

commente

la définition de

l'infaillibilité dans une brochure.

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