CUA.NTRBL, op. Cli., p
2. Comte GoNESTABiLE, le Roi Viclor-Emmanuel, dans le Correspondant du i5 janvier 1878, p. aoo.
i). Ch\ntrbl, p. 436 ; Acta Pu noni, t. V, p. 263-278 , Corrapondant^ t. G\, p. 206.
4 Corate GoNESTABiuB, dans le Correspondant ^ t. GX, p. 206. 5. Ibid.
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ponr réaliser l'œuvre de l'unité italienne, et l'Eglise devait payer 1rs frais de cette alliance. Le 5 décembre, en ouvrant la session du Parlement, le roi d'Italie prononça ces paroles : « Avec Rome capitale, j'accomplis mes promesses, et j'achève l'entreprise commencée par mon père il y a \ingt-cinqans ». Le 3i décembre, il fit à Rome une entrée triomphale, et s'installa au Quirinal. Proto.!: ions L^g catholiques n'avaient pas attendu ce dernier attentat pour caih-oliriues. élever la voix en faveur de leur Père commun. La plupart des évoques firent parvenir au Pontife des adresses, des lettres collectives, pour lui exprimer leur douloureuse indignation. Des assemblées de protestation se réunirent à Vienne, à Fulda, à Malines. Mais Si'^nce^ les grands Etats de l'Europe gardèrent le silence. La France était Etals. absorbée par sa lutte contre la Prusse. Parmi les autres Etats, les uns invoquèrent le principe de non- intervention pour rester inactifs et muets devant le fait accompli ; d'autres prirent une attitude expectante, qui parut inspirée par la peur des sectes antichrétiennes, sinon Pioicstaiion par une complicité secrète avec elles. Un seul Etat fit entendre une
àc Ici . .
République énergique protestation : ce fut une petite République d'Amérique, la de lEquatci^r République de l'Equateur. Le j 8 janvier 1871, on lisait dans le Jour-
(18 innvier i / r - 1 ^ r\ • T 1 i»T-i 1 r
18-1). nalojjiciei deijuito : « Le gouvernement de 1 Equateur, maigre sa faiblesse et la distance énorme qui k sépare du Vieux Monde, proteste, devant Dieu et devant les hommes, au nom de la justice outragée, au nom de la population catholique de l'Equateur, contre linique invasion de Rome. » * L'homme d'Etat qui avait inspiré cette protestation, Garcia Moreno, devait, quatre ansplus tard, tomber sous le fer d'un conjuré ; sa dernière parole fut celle d'un héros chrétien : « Dios no muere \ » s'écria-t-il. « Dieu ne meurt pas I » I/aitît!irle On se demanda, à certaine heure, si la République française n'allnit
^cnr'^^" P^^ marcher sur les traces de la République de l'Equateur. Le goufr-nçais. vernement italien le crut, ou feignit de le croire. L'Assemblée élue le 8 février 1871 était certainement l'Assemblée la plus favorable à la cause religieuse que la France eût possédée depuis un siècle et demi, et peut-être, a-t-on dit, dans tout le cours de son histoire. Scniin-rnîc ^]l]e n'avait point de majorité légitimiste, orléaniste ou républidf !'\«!?cni'| i ■ ^''^me ; mais elle avait une majorité nettement catholique. Ce carac- . naiionnte 1ère fut si marqué que des écrivains tendancieux ont pu dire, dans ' ' un esprit de malveillance à l'égard des catholiques français, qu'au