‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 316 sur 374 · Journal officiel de la Commune, a avril 1871, p. i · texte numérisé non relu

Journal officiel de la Commune, a avril 1871, p. i

5. Maxime du Camp, les Convulsions de Paris^ t. III, p. 3i7 ; Fo5tollibu, les £glises de Paris sous la Commune, un vol., Paris, 1873 ; Leganuet, op. cit , p. ioo« lo5.

G. Peu de temps après, capitaine de cuirassiers. 7, A. DE Mus, Ma vocation sociale.

Le « Vœu

national au

Sacre-Cœur »

(janvier 1871).

Erection de la basilique

(le Montmartre

La concjuote de la liberté de renseignement «u[K'rieur.

Dépôt du premier

projet (3i juillet

Diveriité

d'a'ilitude des

caLiiolic|ues.

\asioii prussienue, quelques Français avaient faille vœu a de contribuer, selon leurs moyens, à l'érection, à Paris, d'une église dédiée au Sacré-Cœur » ^. Le 27 octobre suivant, Mgr Guibert, qui venait de remplacer Mgr Darboy sur le siège de Paris, encouragea l'œuvre, désignée désormais sous le vocable de Vœu national au Sacré-Cœur de Jésus ^. Le 24 juillet 1873, sur la proposition du ministre des cultes Jules Simon, l'Assemblée nationale, par 889 voix contre 1/16, déclara d'utilité publique la construction d'une église à Montmartre. L'arclievéque de Paris dédia le nouveau temple au Cœur de Jésus, et fit graver au frontispice du monument l'inscription suivante : Sacraiissimo Cordi Chrisli Jésu, Gallia pœnilens et devota, « Au Sacré-Cœur de Jésus, la France pénitente et dévouée. » Aux pèlerinages que les catholiques multipliaient à Lourdes, à Chartres, à Paray-le-Monial, à la Salette, àPoutmaiu, vinrent s'ajouter désormais les pèlerinages à Montmartre.

La loidu 12 juillet 1875 sur la liberté de l'enseignement supérieur vint couronner, en quelque sorte, le grand mouvement catholique suscité par les événements de 1870 et 1871.

Le premier projet de loi sur la liberté de renseignement supérieur fut déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale le 3i juillet 1871. Les travïiux urgents qui s'imposèrent au Parlement retardèrent la discussion de ce projet jusqu'au mois de décembre iS-i.Les débits furent brillants et acharnés. Tous les catholiques avaient pris part à la campagne ; mais, comme en i85o dans la question de l'enseignement secondaire, ils ne s'étaient pas placés exactement au même point de vue. L'encyclique Quanta cura et le concile du Vatican avaient fait l'unité dans la doctrine, mais n'avaient pas pu faire disparaître la diversité des tendances. Louis Veuillot, souffrant, ne put poiîit prendre une part très active dans la bataille : il y intervint cependant pour écrire : « Je n'ai paf» demandé la liberté aux libéraux au nom de leur prjncipe. Je l'ai demandée et je la demande parce que c'est mon droit. Et ce droit, je ne le tiens pas d'eux, mais de mon baptême, qui m'a fait digne et capable de liberté 3. » Le P. d'Alzoa ressuscita la Revue de t enseignement chrétien, qui parut })ortant en épigraphe ce cri de guerre, dirigé contre l'Université : Delenda Cartliaijo. Mgr Dupanloup déploya dans la lutte cette activité, cetie

Page 1