I. Lecamuet, op, cit., t. I, p
a. Voir Baumard, Vie du général de Sonis^ p. 347-357.
3. Lettre pastorale publiée le a février 187a, par Mgr VVicart, évêi^ue de Laval,
répandu le vertige dans les esprits, disait en i865 Mgr Daiboy, il ne faut qu'un des mille accidents dont l'existence des peuples est remplie pour que tout un ensemble d'institutions s'abîme dans un suprême écroulement * . » Mgr Pie ne pensait pas autrement quand il voyait dans les atrocités commises par la Commune de Paris ua effrayant commentaire des condamnations portées contre le naturalisme révolutionnaire par le concile du Vatican *.
On a dit avec raison qu* « au point de vue religieux, le seul qui l^
doive nous occuper ici, la Commune a été une véritable saturnale tCoraïuue
. . . . de Pari^
d'impiété » ^. La confiscation de tous les biens dits de u mainmorte ^) * ; au
la fermeture immédiate et brutale des églises de Paris ^ ; le fameux po'nt ^e vue
rfili ^1 PI ' ï
décret des otages, publié le 5 avril, ordonnant l'arrestation de toute ^
personne prévenue de complicité avec le gouvernement de Versailles Le décrut et l'exécution de trois otages désignés par le sort à la nouvelle de toute ^6* otages
, . 1, . • 1 1 i-( 1 . •! 1 / • 1 (^ avril 187 f).
exécution d un prisonnier de la Commune ; la terrible exécution de cet odieux décret ; le massacre de Mgr Darboy et de ses compagnons je» massacres le 24 mai, du P. Captieretde ses frères dominicains le 25 mai, du des otages p. Olivaint et de quarante-sept autres victimes, religieux, prêtres et 37 mai séculiers et laïques, les 26 et 27 mai : tels furent les principaux 1871). attentats de la Commune. L'union déjà réalisée par une chrétienne soumission entre les partisans de l'infaillibilité et les f< opposants », fut scellée dans le sang des uns et des autres.
Les terribles événements de la Commune, venant s'ajouter aux sanglantes leçons de la guerre, furent le point de départ d'un renouveau dans les œuvres catholiques de la France. Deux vaillants officiers, le ^^ ■ ■ capitaine d'état major René de la Tour du Pin et le lieutenant de deloeuvro dragons Albert de Mun 6, ayant dû prendre part, après la guerre, à ,1 f^,^,'^* la répression de la Commune, trouvèrent, dans les scènes sanglantes d'ouvrius. qu'ils eurent sous les yeux, l'inspiration de se dévouer désormais au relèvement des classes populaires. L'œuvre des Cercles ouvriers naquit de cette inspiration '^.
Au mois de janvier 1871, pendant les plus mauvais jours de l'in-