‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 328 sur 374 · Ibid., p. 7a · texte numérisé non relu

Ibid., p. 7a

L'éducation delà jeunesse

est mise aux mains

de l'Etat ^vrii 1869).

Emprisonnement de l'évêque

de Linz {iuin 18^9).

Sécuiarisation

dtts

Universités

(27 juilbt

Les « Lois

eonfes-

sionnelles »

de i8';4.

hostiles » *. Cette ferme protestation n'arrêta pas la naine sectaire du ministre Ilosner, qui, dans les séances des 21, 22 et 23 avril, fil discuter et voter par le Reichsrath a-utrichien une loi plus tyraunique que toutes celles qui l'avaient précédée. S'appuyant sur ce prétendu principe, que l'éducation de la jeunesse appartient exclusivement à l'Etal », il limitait et réglementait l'action de l'Église, même dans l'instruction religieuse. Le temps fixé à l'enseignement de la religion était réduit ; les prêtres ne pouvaient se mettre en rapport avec les ^recteurs d'école que par l'entremise d'inspecteurs nommés par l'Etat ; ils étaient rigoureusement écartes des. écoles normales ^. Le lendemain même du vote de cette loi, l'empereur François-Joseph, ouvrant la diète de Hongrie, ne se montra pas encore satisfait. Il regretta que le corps enseignant fût dans une situation déplorable par suite de la révolution qui avait chassé les professeurs allemands ; il dit que a la mission de la Diète hongroise était de rompre avec les traditions du passé contraires au progrès que réclamaient les temps actuels ^ ». Le 5 juin suivant, Mgr Rudigier, évêque de Linz, poursuivi et arrêté pour avoir protesté contre les lois scolaires dans une Lettre pastorale, fut condamné à quinze jours de prison. L'empereur, en présence de l'agitation que soulevait ce jugement parmi le peuple, fit grâce au prélat * ; mais l'esprit sectaire poursuivit son œuvre.

Le 27 juillet 1873, il s'attaqua aux Universités. Ces vénérables institutions, œuvres de l'Eglise, fondées par elle avec ses propres deniers, furent mises aux mains de l'Etat. Les évêques furent exclus delà part qu'ils avaient dans leur administration, et des Facultés de théologie protestante y furent admises sur le même pied que les Facultés de th4olog4e catholique, bien plus, avec une faveur qu'on ne chercha pas à dissimuler. Dans la Chambre des Seigneurs, lecardinâl Rauscher fit entendre une éloquente protestation. « Séculariser les UnivoBsités, s'écria- t-il, c'est déchirer les meilleurs vêtements de l'Autriche, qui tomberont en lambeaux à la première crise européenne » 5. Mais le venin joséphiste avait trop profondément pénétré dans les tpaditions de la cour de Vienne pdur qu'elle pût se rendre à «es justes observations. Le 5 mars 1874, ce fut tout uu remaniement,

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