I. Chantrel. p. 588-58f
LE CONCILE DU VATICA.\ A LA MOHT DE l'IE IX
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dre à ces raisons ; mais un interdit, jeté par l'archevêque sur la chapelle Saint-Sauveur, fut obéi par les fidèles et mit fin au scandale.
La suppression de deux évêchés de Dalmatie, ceux de Sebenico et de Cattaro, demandée par le Reichsrath vers la fin de l'année 1871, fut un nouvel attentat contre les droits évidents de Taulorité ecclésiastique. L'archevêque de Zara, dans un long mémoire publié le 24 mars 1872, démontra sans peine que la suppression d'un diocèse ne pouvait avoir lieu que par l'autorité du Saint-Siège, et que les motifs mis en avant pour cette suppression étaient vains. Cette fois-ci, l'empereur se rendit aux raisons invoquées par le prélat et promit de ne pas donner suite à la mesure sollicitée par le parlement.
Le rapprochement qui se produisit, en 1872, entre la cour de Vienne et la cour du Quirinal fut aussi une douloureuse surprise pour les catholiques. Non seulement l'empereur François-Joseph accréditait un ambassadeur auprès du roi Victor-Emmanuel, mais il chargeait son représentant, le comte de Wirnpffen, d'un riche cadeau qui, dans la circonstance, paraissait une félicitation donnée à l'usurpateur sacrilège de Rome ^.
Les coups les plus funestes que l'Eglise eut à subir dans l'empire d'Autriche lui furent portés par les lois et les règlements scolaires. La simple énumération de ces dispositions légales suffira à faire comprendre la gravité du mal.
Le 16 janvier 1869,1e ministre de l'instruction publique, Hosner, considérant que « l'éducation du clergé n'est pas une chose indifférente pour l'Etat >^, avait soumis au contrôle du gouvernement les certificats d'études fournis par les petits séminaires diocésains 2. Le 1" mars 1869, une ordonnance du même ministre avait enlevé aux évêques la surveillance des écoles catholiques et l'avait confiée à des inspecteurs nommés par les gouverneurs des provinces 2. Les évêques ne conservaient plus désormais que la surveillance de l'instruction religieuse. En présence de la situation qui lui était faite, l'épiscopat autrichien, d'un commun accord, décida que « le clergé accepterait la part que lui laissait la nouvelle législation dans l'école aussi longtemps que ces écoles resteraient fidèles à l'esprit chrétien, mais s'en retirerait avec éclat aussitôt qu'elles deviendraient
I! lente de supprimer deux évêchés en Dtlmatie (1871-1873).
La cour
de Vienne
se rapproche
de la cour
du Quirinal
Les lois scolaires.
Protestations de l'épiscopat.