‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 330 sur 374 · CîTANTREL, p. l3d · texte numérisé non relu

CîTANTREL, p. l3d

a. Ibid., p. 33.

DéchatnenaoDt d'outrages

contre la religion catholique.

Election

tf Amédée !«»'

(novembre

Sa politique méfiante à l'égard

de l'Église .

eurent lieu en avril et mai 1869, plusieurs députés libres penseurs firent entendre des discours pleins de blasphèmes et d'outrages contre le catholicisme^. La proclamation de la liberté des cultes par la Constitution du 6 juin 1869 ne fit qu'aggraver la situation. On eût dit que, par ces mots de liberté des cultes, le peuple n'entendait que la liberté d'outrager l'Eglise catholique.

Celte même Constitution, qui réglait d'une manière si malheureuse les questions religieuses, prononçait le rétablissement de la monarchie. Quelle allait être cette monarchie ? Si la France ne se fût opposée à la combinaison qui appelait un Hohenzollem sur le trône d'Espagne, le royaume eû:t été gouverné par un lieutenant du prince de Bismarck. Au milieu de la guerre franco-allemande, le gouvernement provisoire de Madrid se retourna vers la maison de Savoie, dont les troupes venaient d'entrer à Rome, et proposa le second fils de Victor-Emmanuel, qui, élu en novembre 1870 par les Cortès, prit le nom d'Amédée I*^. Dans une circulaire adressée au corps diplomatique par le ministre d'Etat du nouveau roi, il était dit que le nouveau gouvernement « désirerait fort établir avec le Saint-Siège des relations aussi cordiales que celles qui existaient entre le Saint-Père et les nations qui ont réalisé des réformes civiles pareilles aux récentes réformes de la nation espagnole ^ ». Une déclaration aussi vague ne pouvait ramener la paix religieuse. Le 18 juin 187 1, à l'occasion des fêtes célébrées par les catholiques de Madrid en l'honneur du pape, qui venait d'atteindre la vingt-cinquième année de son pontificat, des bandes tumultueuses parcoururent la ville en criant : Mort au pape I Mort au pape ! et Vive la liberté I Quelques jours plus tard, au cours d'une interpellation faite à la Chambre par un député catholique, un des ministres, Martos, déclara que les encycliques du souverain pontife avaient besoin, pour être publiées en Espagne, de Vexequatur royal. Peu de temps après, un décret du 1 1 janvier 1872 déclarait que l'Etat ne reconnaîtrait plus désormais aucun effet civil et légal aux actes religieux et tout spécialement au mariage canonique 3. Le 25 mars, une cédule royale statuait que toute dispense, tout induit et généralement toute grâce apostolique ne pourraient être obtenus que par l'intermé-

1, Ghantrel, p. loi, 119.

a. Ibid., p, 489.

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