‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 342 sur 374 · I. Denzinoer-Bahswart, n. i · texte numérisé non relu

I. Denzinoer-Bahswart, n. i

a Bref du i5 juin 1857. Eximiam tnam.

3. Pour avoir une idée complète du mouvement théologique à cette époqu», voir Bellamt, la Théologie catholique au XIX^ siècle, un\o\. in-8<», Paris, 1904, et Hurter, Nomenolator UUerarius, t. V. On trouvera dans ce* deux ouvrages les éléments d'une étude sur le mouvement biblique et sur le mouvement apologétique pendant la même période,

4 Plus tard Mgr Gaj, évêque d'Anthédon, auxiliaire de Mgr Pic, éréque d« Poitiers.

5. Vie et lettres da R. P. Faber, par le R P. Bowdbn, trad. Philpin de Riviires, un vol. in la, Paris, 1872, p, 7 ; Léon Gàutibh, Eisprit du P. Faber, un vol. inla, Paris, 1878.

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mille tortures et mille obstacles, parce qu'il a senti son âme « mourir de faim et de soif" dans le protestantisme », parce qu'il n'y a trouve ni les anges, ni les saints, ni la Vierge-Mère, ni Jésus présent dans l'Eucharistie, ni l'Esprit Saint lui parlant par une Eglise sainte, une, catholique et apostolique. Le jour de sa confirmation, il s'est senti, comme les apôtres, tout envahi par la présence sensible du Saint-Esprit *. Et depuis, il chante son bonheur. Ses traités de spiritualité sont des poèmes. Moins profond psychologue que Newman, moins ferme logicien que Manning, moins érudit que Wiseman, il est plus souple, plus varié, plus captivant. Ses livres m'ont pas cette ordonnance méthodique qui plaît au lecteur français, mais ils abondent en traits frûppants, pittoresques, originaux, inattendus 2. 11 excelle à donner une forme poétique aux thèses les plus austères, à exprimer en métaphores très modernes les dogmes les plus anciens. « Le P. Faber, dit un critique, serait un théologien très audacieux s'il n'était pas un théologien très instruit ^ ». De l'indépendance, pourtant, Faber a plus l'apparence que la réalité ; et de bons esprits se sont étonnés de voir cet Anglo-Saxon pousser l'amour de Rome jusqu'à préconiser les formes les plus étranges de la dévotion italienne, et prêcher, non pas seulement le « dévouement », mais la « dévotion » au pape *.

L'abbé Charles Gay, épris dès l'enfance des beautés de l'art, musicien

Charles Gay (1816-1893). habile, ami de Charles Gounod, est converti à dix-huit ans par

Lacordaire. Ordonné prêtre, il s'attache de préférence à l'abbé Gaston de Ségur, à Mgr Pie, collabore à l'œuvre de l'évêque de Poitiers, et l'accompagne au concile du Vatican, où il fait partie du groupe des « infaillibilistes » les plus décidés ^. En 1874, il publie des conférences données aux Religieuses du Carmel, et leur donne pour titre la Vie et les Vertus chrétiennes dans l'état religieux. Le succès de l'ouvrage est immense. Douze mille exemplaires du livre s'écoulent

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