‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 40 sur 374 · Lacordaire, Œuvres, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Lacordaire, Œuvres, t. VIII, p

2. Metternich, Mémoires, t. IV, p. 689. — Sur O'Connell. voir John O'Conneel, Life and Speeches of Daniel O'Connell, 2 vol. in-S", Dublin, 1847; J. GoaDo:f, Biotjraphie de Daniel O'C'oinell, un vol. in-i3, Paris, iSli'j.

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apparaissait comme une sorte de trahison envers la vieille Eglise nationale. Cette apparente indifférence leur semblait dictée, au moins en partie, par ce libéralisme révolutionnaire dont Ncwman se méfia toute sa vie *. Ncwman ignorait en ce moment que lui et ses amis iraient bientôt demander aux pratiques et aux dogmes catholiques, de mieux en mieux connus par eux, la régénération de l'esprit chrétien dont ils se préoccupaient à juste titre ^. Leurs préjugés allaient tomber peu à peu.

Pour se rendre compte de pareils sentiments chez des âmes par ailleurs généreuses et élevées, il suffit de remarquer que le catholicisme leur apparaissait alors, à travers les calomnies protestantes, comme une abominable corruption du christianisme. Etant écolier, Newman « croyait fermement que le pape était TAntechrist prédit par Daniel, saint Paul et saint Jean ; et telle était sa passion, qu'il avait effacé, dans son Gradiis ad Parnassum, les épithètes qui accompagnaient le mot pape, comme vicarius Christi, sacer interpres, et les avait remplacées par des qualifications injurieuses » ^. De 1822 à 1824, Newman vit tomber quelques-uns de ses préjugés, par suite de ses relations avec un professeur de théologie, le D' Llo} d, dont il suivit les conférences. Lloyd, qui avait connu dans sa jeunesse des prêtres français émigrés et avait été à même d'admirer leurs vertus et d'apprécier leurs doctrines, cherchait à ramener ses élèves à des vues moins malveillantes à l'égard de l'Eglise catholique *. Les rapports d'intimité qui s'établirent, peu de temps après, entre Newman et deux jeunes anglicans plus inclinés vers le catholicisme, Keble et Fronde, continuèrent l'œuvre commencée par Lloyd. La lecture des anciens Pères, que les trois jeunes gens étudièrent avec passion, pour y chercher des éléments de régénération chrétienne, détruisit, dans leur esprit, bien des idées préconçues. Les relations amicales et la collaboration d'idées qui s'établirent entre eux et un

J'ourquoi

'îes chefs

ne partagent

pas la sympathie

presque

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soulevée

par

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d'O'ConncU.

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tombent peu à pe««

I. Par libéralisme, Newman entendit toujours le rationalisme antidograatique, •t, comme il l'a défini lui-même, « l'erreur par laquelle on soumet au jugcnu ut humain les doctrines révélées » D'autre part, Newman compta parmi ses meillmn amis plusieurs catholiques qui, tels que Lacordaire et Montalcmbert, se proclamaient libéraux en un sens différent.

a. Sur celte attitude de Ncwman, voir Thi re.vu-Dangin, Ui Renaissance cath. en AngL, t. I, p. ^S-^c).

3. TuunEAL'-DANGiN, op. cU., t. I, p. 18 — Suf Ics calomnies répandues eJi Anglclerre contre les catholiques, el sur les efforts faits par l'épiscopat de la GranJe- Brctntne pour les détruire, voir Artaud, Hist. de Léon XIL t. II, p. 2o3-ai3, a6G-n()8.

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