‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 42 sur 374 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Le tutor faisait auprès des étudiants l'office d'un répétiteur. Ce poste donnait d'ordinaire une influence très grande.

5 On sait que, dans l'Eglise d'Angleterre, le vicar est ce que nous appellerions en France le curé, tandis que celui qui remplit les fonctions de vicaire se nomme eurate.

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Le pape Léon XII ne put ctre témoin ni du bill d'émancipation Atiltud^^ des catholiques anglais, ni du mouvement de conversion au calholi- ^^ iéon\ cismc que préparait Newman. Il était mort depuis deux mois quand au milieu parvint à Rome la nouvelle du grand acte du parlement qui rendait événements la liberté aux catholiques. Mais il y avait collaboré d'une manière qui

aussi ciïicace que discrète, et c'est ajuste titre que ses historiens lui ^^^^"^^^[1'^^^ en font honneur ^. Une intervention directe du Saint-Siège dans la campagne menée par O'Conncll, où les protestants affectaient de ne voir que les menées d'un parti politique, aurait pu avoir plus d'inconvcuicnts que d'utilité. Léon XII s'en abstint ; mais par les lettres qu'il échangea avec le roi Georges IV 2, par les encouragements et les directions qu'il donna aux évêques catholiques anglais 3, il contribua puissamment au succès du mouvement qui aboutit au bill libérateur.

Le souverain pontife montra le même esprit de sage mesure et de L'Eglise tact politique dans les affaires qui troublèrent l'Espagne durant son catholique

y ^ ^ ^ *-" en rispagne,

pontificat.

Parmi les populations héroïques qu'on avait vues, de 1808 à 181 4, se lever pour la défense du sol espagnol et tenir tête aux armées de l'empire, on pouvait distinguer, à côté des purs héros dont le patriotisme et la foi étaient les seuls mobiles, deux classes d'hommes. Les uns songeaient moins à défendre la monarchie et la religion, que la liberté de leurs juntes, l'indépendance de leurs guérillas. Les écrits des philosophes français et les principes de la Révolution n'avaient Les

point pénétré chez eux; mais, démocrates inconscients, libéraux catholiquet . , . ^ , , , . espagnols

sans le savoir, ils étaient prêts à accepter et à défendre toute institu- en i8i4.

tion politique favorisant la souveraineté du peuple, limitant les pouvoirs du roi et du clergé. Aussi furent-ils les champions de la Constitution de 1812, qui donnait aux Gortès une autorité prépondérante. A l extrême opposé, des masses populaires acclamaient les privilèges du clergé et le pouvoir absolu du roi, moins par conviction réflé-

1. Artai D, t 11, p. 4i6 ; Crétinea.u-Jolt, l Eglise romaine en face de la liévO' lulion, t. Il, p. i{)5.

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