‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 53 sur 374 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

PIE vrii

Louis Courier et les cliansons de Béranger, le catholicisme était encore vivace en France au moment où Pie VllI monta sur le trône pontifical. «C'est surtout en France, écrivait Y Ami de la religion, que le christianisme s'est montré depuis cinquante ans supérieur à toutes les vicissitudes humaines... Les Français ne sont pas des catholiques parfaits, mais ils sont catholiques; ils reconnaissent et ils professent leur religion aux trois grandes époques de l'existence naturelle et sociale de l'homme : la naissance, le mariage et la mort *. » En parlant ainsi, le journal du respectable Michel Picot avait en vue le commun du peuple. Le spectacle était plus rassurant si Ton portait les yeux vers les classes élevées. En 1828, l'audace et les succès des libéraux avaient fait créer une Association pour la défense de la religion catholique, qui, présidée par le duc d'Havre, comptait, parmi ses membres directeurs, le maréchal prince de Ilohenlohe, le comte de la Rochejaqueleîn, l'abbé de Salinis, l'abbé des Genettes, Pierre Laurentie et Augustin Cauchy. L'Association avait fondé un journal bihebdomadaire, qui, alimenté par les « correspondances » de ses adhérents, s'était donné pour mission de signaler et de réfuter les attaques dirigées contre les membres du clergé ou contre les dogmes et les pratiques catholiques. Le premier numéro de ce recueil périodique parut, le 10 mars 1829, sous le ûlre de Correspondant ^. La nouvelle publication devait prendre une place importante dans la presse catholique, qui comptait déjà, à côté de VAmi de la religion et du roi, journal ecclésiastique, lu par la généralité du clergé, le Mémorial catholique, d'allure plus vive, le Défenseur de la religion, les Tablettes du clergé, V Eclair et Y Apostolique, le plus ardent de tous, mais non pas toujours le plus sage ^. Survivant aux attaques du comte de Montlosier, la Congrégation, successivement confiée, après la démission du P. Ronsin, à l'abbé duc de Rohan, puis à l'abbé Malhicu, le futur cardinal *, continuait ses œuvres. A la Société des

Le peuple.

Les classe»

cultivées.

V Association' pour

la défense de la religion

catholique.

Fondation

du premier

Correspondant

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Autres

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La

CfOngrégalioQ.

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