‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 61 sur 374 · Lecanuet, Montalembert, t. I, p. 9a · texte numérisé non relu

Lecanuet, Montalembert, t. I, p. 9a

4 E. FoKGUEs, Correspondance de Lamennais^ t. II, p 73.

5. A: Nettement, Hist. de la Restauration^ p. 7^0. « Il y a, ajoute Ihistorien, une circonslance atténuante aux fautes qu'ont commises tous les partis et tous le» h(»Miuics politi(]ues de iSi!i à i83o ; c'est leur profonde inexpérience à l'égard dtt gouveniumeul roprésealalil'. » (lUd,)

llial. gou. de l'Eylise. - \lll 9

l'Liglise.

HISTOIRE GE!tERALE DE L EGLISE

L'expédition d'Alger.

Causes

lointaines

de la gu'^rro.

Cause prochaine :

relever le prestige

de la monarchie française.

Brillant succès

l'expédition.

Joie des catholiques

Le gouvernement de Charles X ne pouvait se dissimuler la gravité de la crise. Au commencement de l'année i83o, un grand effort fut tenté pour relever le prestige et l'autorité du pouvoir.

Depuis seize ans, la France et la Régence d'Alger étaient en conflit au sujet d'une créance importante de deux sujets algériens sur le Trésor français. Le dey d'Alger, Hussein, vrai tyran, qui terrorisait la ville d'Alger, avait écrit, à ce sujet, au gouvernement de Charles \ des lettres insolentes, et s'en était même pris au consul français, qu'il avait, en 1827, frappé du manche de son chasse-mouches. Une escadre française, depuis lors, faisait le blocus d'Alger, mais sans résultat. Le 3i janvier i83o, un conseil des ministres décida d'envoyer devant Alger une flotte de cent bâtiments de guerre, escortant cinq cents vaisseaux de transport, qui conduiraient trentesept mille hommes de troupes de débarquement. Venger l'honneur de la France et abolir sur les côtes de la Méditerranée la piraterie et l'esclavage étaient certainement deux des buts de l'expédition ; mais le roi et Polignac en avaient un autre : un triomphe éclatant de nos armes pouvait faire taire les partis d'opposition, ou, du moins, donner au gouvernement la force morale nécessaire pour les briser

On connaît assez, par l'histoire générale, le brillant succès de l'expédition : le débarquement des troupes, le i3 juin, à Sidi- Ferruch, la prise du camp de Staouéli, le bombardement du fort l'Empereur, la prise de la Kasbah, la capitulation d'Alger le 5 juillet, et, le soir même, le drapeau blanc de la France flottant sur cette côte d'Afrique qui, si longtemps objet de terreur pour la chrétienté, allait devenir une terre française et chrétienne. Les catholiques prirent la plus grande part à la joie universelle. Des Te Deum furent chantés dans toutes les églises. Mgr de Qiiélen, archevêque de Paris, recevant le roi à la porte de Notre-Dame, s'écria : « Sire, que de grâces en une seule ! La France vengée, l'Europe affranchie d'un odieux tribut, l'humanité triomphant de la barbarie, la croix victorieuse du croissant 1 Fils de saint Louis, quel motif plus légitime de joie pour votre cœur, et, pour nous, vos sujets fidèles, quelle juste cause d'allégresse et de Iranspoits ^ ! »

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