‹ Histoire générale de l'Église (volume 4)Chapitre 97 sur 374 · Prefa^iom a ano scritlo di Charles Didier · texte numérisé non relu

Prefa^iom a ano scritlo di Charles Didier

4. Cf. (]. Gàntû, tes IL'-rétiques d'Italie, trad, Dicard et Mautj5, 5 \o\, in-8o. paris, 1870, t. V, p. 437-438.

Massimo

d'Azeglio

propose

le moven

efficace :

rinsurrection

sous la direction

du roi du Piémont.

Tous les trois, en repoussant l'esprit anticatholique, restent suspects de libéralisme

révolutionnaire.

primauté de l'Italie, célébrée par Gioberti, ne pourrait se réaliser qu'après l'expulsion complète de l'Autriche. Il reconnaissait d'ailleurs qu'il était téméraire de prétendre chasser l'Autriche de l'Italie par la force des armes ; mais on pourrait, disait-il, espérer avec confiance que la question se résoudrait d'elle-même par suite des événements qui se préparaient.

Deux ans plus tard, le marquis Massimo d'Azeglio, dans une brochure retentissante, Gli ultimi casi di Romagna (Les derniers événements de la Romagne) et dans plusieurs écrits subséquents, proclamait le droit des Italiens à l'insurrection contre l'Autriche, et leur indiquait comme chef le roi de Piémont, Charles-Albert.

Le parti modéré des patriotes italiens avait désormais son programme. Gioberti avait posé les principes; Ba>bo avait montré la condition du succès ; d'Azeglio avait indiqué les moyens à prendre et le chef à choisir. Toiîs les trois repoussaient l'esprit anticatholique et révolutionnaire de Mazzini, mais aucun d'eux n'échappait au reproche de libéralisme, dans Tordre religieux comme dans l'ordre politique.

Gioberti rêvait, pour le pape, une sorte d'indifférenlisme ; Balbo adhérait à ce rêve ; et d'Azeglio critiquait le gouvernement pontifical de telle manière, qu'il discréditait l'autorité même du Saint-Siège.

La complexité de ce mouvement, la confusion qui s'y rencontrait entre la question religieuse, la question nationale et la question politique, rendaient très délicate l'intervention du pape.

Grégoire XVI pensa que le moyen le plus efficace de combattre le mouvement révolutionnaire était de révéler au grand jour les vrais desseins de ceux qui se servaient du sentiment national, de l'idée de l'indépendance italienne, pour attaquer le Saint-Siège et l'Eglise, que modéré, Mazzini n'avait quitté le carbonarisme que pour établir dans la Jeune

vers 1 unité ^ ^ '-

de l'Italie. Ilalie et dans les sociétés similaires, une « loi du secret » plus stricte encore que celle des conspirateurs de 1820. « Ceux qui n'obéiront poiut aux ordres de la société, disait l'article 3o du règlement de la Jeune Ilalie, ceux qui en dévoileront les synthèses, seront poignardés sans rémission *. » D'ailleurs Jeune Italie et carbonarisme

Rôle

des sociétés

secrètes

dans le

mouvement,

tant radical

Page 1