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3. Indoati doceantur, inflrmi pertuaiiane roborentur, perrersi avetoritaU - .oorriffantur. Reg., XI, 5€.
K. Didicerat enim a doctoribus auetoribusgut ruae talutis servitium C/iritti voluntarium, non eoactitium debere esse, Hitt. écoles., 1. I, c. 2S P. t, t. XCV, col. 57. -i
ITO HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE
brie abjura le paganisme. Le roi Edwin, déjà convaincu par les entretiens particuliers de Paulin, voulut, avant de permettre à celui-ci de prêcher, avoir l'avis des grands de son royaume. Il les réunit donc. Quand il eut exposé le but de 1» réunion, un des chefs, se faisant l'interprète de tous, se levib. et prononça ces paroles : « Tu te souviens peut-être, ô roi, que lorsque tu es assis à table avec les capitaines et tes hommes d"armes et qu'un bon feu est allumé, que ta salle est bien chaude, mais qu'il pleut, neige et vente au dehors, vient un petit oiseau qui traverse la salle ù lire-d'ailes, entrant par une porte, sortant par l'autre. L'instant de ce trajet est pour lui plein de douceur, il ne sent plus ni la pluie ni l'orage ; mais cet instant est rapide ; l'oiseau a fui en un clin d'œil, et de l'hiver il repasse dans l'hiver. Telle me semble la vie des hommes sur cette terre, et son cours d'un moment, comparé à la longueur des temps qui la précède et qui la suit. Ce temp» est ténébreux et incommode pour nous ; il nous tourment* par l'impossibilité de le connaître... Si donc la nouvelle doctrine peut nous apprendre quelque chose d'un peu certain, elle mérite que nous la suivions. » Le roi ordonna alors au missionnaire de parler du Dieu qu'il annonçait. Après que celui-ci eut fini, le chef des guerriers prit la parole. « Jusqu'ici, dit-il, plus je cherchais la vérité, plus elle me semblait fuir devant moi ; mais à mesure que j'écoutais cet homme, je comprenais mieux que sa doctrine est capable de nous donner la vie, le salut et le bonheur ' ». On commença dès lors à abattre les idoles et à élever des autels au vrai Dieu.
L'Angleterre Birinus évangélisa le Wesscx, Félix l'Est-Anglie, Aida» ■ onvertie vers la Mercie, Wilfrid le Sussex ; Jarumnan ramena à la foi le»
f»5, f"""^ "" Saxons orientaux. Vers G85, le triomphe de la foi fut complet tcïu royauiue * *
.uu» Egberi le gn Angleterre. Peu de temps après, les sept Etats de l'Heptarchie, réunis par le lien de la foi, pouvaient former une unité politique solide sous le roi Egbert-le-Grand, véritable fondateur de la monarchie anglaise.
L'Eglise avait travaillé, en même temps, à adoucir les rivalités de race persistantes entre les Celtes et les Saxons. Une lettre de saint Grégo» >, bien loin de considérer les Bretons
l'éclise chez les peuples barbares 177
comme schismatiques, avait rangé leurs évêques sous la jurijiction de l'archevêque de Cantorbéry '. Peu à peu, sans disparaître complètement, l'animosité qui existait entre les deux peuples s'adoucit. A mesure que Rome était plus toIé- L'égll»» d» ta rante, la Bretagne devenait plus confiante. Les coutumes bre- gne «dopielet tonnes relatives à l'observation de la fête de Pâques, au rite du *^'" ^"sTnM. '*" baptême, etc., furent abolies dans un concile de 664. L'Irlande et l'Ecosse prirent les usages romains quarante ans plus tard ; puis enfin ce fut le tour du pays de Galles *.
Il faut lire dans l'Histoire ecclésiastique de Bède la discussion à la suite de laquelle les Nortliumbriens adoptèrent les coutumes de Rome. La controverse, engagée entre levêque Northumbrien Colman et le moine Wilfrid, élevé à Rome, portait sur la date de Pâques. Elle se tenait en présence du roi Oswin. Colman invoquait l'autorité de l'apôtre saint Jean^ Wilfrid celle de saint Pierre. Celui-ci cita la parole du Sauveur : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. — "^ Le roi intervint alors : Est-ce vrai, Colman, que ces paroles ont été dites à Pierre par le Seigneur? — C'est vrai, répondit Colman. — Pouvez-vous, reprit le roi, me citer quelques paroles semblables dites à votre Père Colomba ? — Non. — Vous êtes donc bien d'accord, tous deux, pour reconnaître que les clefs du royaume des cieux ont été remises à saint Pierre? — Ils répondirent : oui. Alors le roi conclut ainsi : « Et moi je vous dis que je ne veux pas me mettre en opposition avec celui qui est le portier du ciel. Je veux au contraire lui obéir en toutes choses ». Le roi ayant élevé les mains vers le ciel, tous les assistants, les grands de la cour comme les simples sujets, sa rangèrent à son avis et on se hâta de remplacer une coutume défectueuse par celle qui venait d'être reconnue la meilleure '. »
Ce ne fut qu'au milieu du viii' siècle que les évêques celtiques se mirent définitivement en relation avec leur métropolitain de Cantorbéry, qui était alors l'archevêque Frithona, plus connu sous le nom de Deusdedit *. Le zèle de Deusde-