BoUandistes au 3 septembre
5. Jean Gdiraud, Rome, ville sainte au t* siècle, dans R. H. et L. Rel., 189S, p. 55 et suiv.
6. C'est cette expression populaire de oœmeteria sanc'orum mariyrvm qui a fait croire que les catacombes étaient toutes pleines de corps de martyrs. En réalité, l'immense nnillitnrte des corps qni y étaient ensevelis étaient ceux de simples chrétiens, les rorps des martyrs y étaient rares
7. Cardinaux, c'est-ii dire attacliés îi 'une église, incardina'i. Cotte qna'i- •ication donnée à tous les prèlres de paroisse n'a rien de coramin avec nu re expression courante de curdinaiix, membres dn Sacré Collège. C'est an Tiii' siècle seulement que la basilique dn Latrun fut desservie par des évèques des environs de Uome Ce fut l'i.rigiiie des tardinaux-évéques, oa évéque* •nburbicaires. CI. Docmiiiiis, Lib, Puniif , I, page 'iiO, note.
26 HISTiiinE Gf-NÉRALE DE LÉOIISE
avait construits tout auprès. Ces sanctuaires cimétériaux devenaient d'ailleurs un centre de culte pour les population» rurales du voisinage. En particulier le service des trois basiliques funéraires extra niuros, Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Laurent, avait pris une grande extension. Simplicius organisa, pour ces trois basiliques, un service de semaine fourni par les prêtres de paroisse des titres voisins. Us durent y venir à tour de rôle pour la préparation des fidi les aux sacrements de la pénitence et du baptême '. La psalmodie de l'office du chœur resta confiée à des moines qui résidaient dans le voisinage de ces basilicjucs.
Il règle l'èiu Simplicius se préoccupa avec non moins de zèle de laconsernua n:cié»ia.- valion et de l'administration des biens ecclésiastiques. 11 régla ^"**' que désormais quatre parts seraient faites des revenus des églises et des oblations des fidèles : la première part seulement re\iendrait à l'évôtiue, les trois autres seraient employées à l'entretien des clercs d'ordre inférieur, aux œuvres de charitù envers les pauvres et h l'entretien des églises, ecclcsiasticis fa- Lricls. Tc-lle parait élre l'origine des biens de fabrique. Le mol fuLrica signifiant construction, réparation, en vint à signifier le revenu destiné aux travaux de réparation et d'entretien, puis l'administration nu'me de ce revenu '. « 11 serait dif« ficile, dit Thomassin, de dire au vrai quand on commença d« partager entre (juatre parties égales tout le revenu de l'Eglise... On lit iiien le;iiême emploi des biens de l'Eglise durant leî trois ou quatre premiers siècles ; mais il ne paraît pas que les canons eussent ordonné ce juste partage en portions égales. Le
I. Ilio eomtiiuit ad Sanclum Petrum a}jotlolum et ad Sanetum Paulunx mpostolum et ad tanctum Laurentium martt/rem ebdomaiias ut preahyieri 'i.anrrent. propter pirnitenies et bapiistnum (l.ib. Pontif., I, p. 2*y) La première édition vlu Liber Pvntificalu porle... pmpief haplUtnunx et pirntteuiimn i>eteniibus. (^e t«xtn esl un deu plus impottaiiU pour l'Iii^loire da incrément do ptnilence ituppruclié d'un lexle scmblalde daua la nolire da Pape .Marcel [l.ib. Pont., I. p 1645 el des tt'inoinniisfis apporli'» par Socrale et par So7.nMii'ne i.Migiii. P. G., t I XVII. col. I>1J ei s et U57 el s il noua permet d'iHahlir que le miiii!>t^re bat<tiMual et péniLcnlit-l dont il x'n^it n'est que In préparation des cnléchuiiiène.i au liapli^iue et des pénitents à leur ri'couciliation publique, car la ct^léliration du Impttme et In récoucilialiou des pénitents rvqurmient alors, hors le cas de nécessité, lu présence de l'éiéque. Ces cérémonies s'iiec/impli.tfaleut dan» une rcuiiioii générale cl Duu par cil* eonscription île paroisse. Cf. L. P,ntificatU, I, p. 1()5
Z. 'Juant h l'institulinn du Conseil de fabriq'ie, elle n'apparuit [as avant • ini* siècle. L'n concile de 1287 rèvle la nomination de tes Uiciul.its. liiii.iu •lu Tem, QvKitiun' d'hiitoii e, Paris, l'JU7, p. tiitKI .
L ÉGLISE DAHS SON CEMRE 27
pape Simpîice est peut-être le premier qui ea ait parle, quoi qu'il en parle comme d'un ancien usage '. »
Ces rt-glos élaient-clles inobservées '.'Le zélé pontife n'hésitait pas à sévir avec la dernière énergie, à faire rendre gorge aux délinquants, ceux-ci fussent-ils placés aux plus hauts degrés de la hiérachie ecclésiaslifjue. L'évêque d'Auffinium, Gaudcnlius, s'était permis d'aliéner des vases sacrés et de s'en approprier le prix. Simplicius fit rentrer dans le trésor les objets qui en avaient été indûment détournés, et comme, d'autre pari, Gaudcntius n'avait pas craint de faire des ordinations illicites, ii lui enleva la puissance d'ordonner '. Même sanction fut appliquée à Jean, archevêque de Ravenne, qui s'était rendu coupable d'une faut.i semblable '.
Le successeur de Simphcius, Félix III*, issu d'une anîique s.iir,i wi-v-, iv famille patricienne, la gens Anicia, défendit partout la cause Je l Egî.se avec l'Ame d'un apôtre et l'atLitude d'un vrai romidn de vieille race. Il appelait l'empereur Zt non son (ils, et lui prodiguait les témoignages d'une paternelle affection, mais le jour où il constata l'obstination de l'empereur dans l'hérésie d' Acace, il lui écrivit: « La suprême puissance vous a été confiée sur les M tKveoiSi'iu» choses terrestres, mais avec le devoir de laisser les choses ce- i'£Ki;»e. clésialiques àceux queDieu a établis pour les gouverner. Laissai l'Eglise se mouvoir librement suivant ses propres lois, voire gouvernement ne peut qu'y gagner, et songez au compte que nous aurons à rendre là-haut de nos actions d'ici-bas » '.
Ce grand Pape, que son caractère et ses vertus auraient rendu capable de faire les plus grandes choses, fut réduit presque à l'impuissance par le malheur des temps. Son arrière peiit-lils, saint Grégoire le Grand, devait achever son leUN re '.
1 Tujmas*!'', Ancienne et nouvelle discipline, III" partie liv. II, chap, iLiJ Eiiiiiou Auilra. loiue VI, p. 5.1.