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4i'^(icultés qu'elle aurait à attendre de la barbarie brutale des /uces nouvelles. Ils se compliquaient aussi des conflits iiilermiiiables, que TOrient, fécond en subterfuges suscitait, lisnlôL pour prolonger les subtiles ramifications des bércsies christologiques, tautôt pour dresser, en face de la Rome ancienne, découronnée de son empereur, les prétentions de la ' nouvelle Konie et de son fastueux Basileus •.
En vain le coiieile de Chalcédoine avait-il, en 451, proclamé la nécessité de confesser un seul Seigneur en deux natures, condamnant ainsi les deux erreurs de Nestorius et d'Eulychès ; l'esprit de schisme et de révolte ne s'était pas tenu pour vaincu. En 4SI, l'astucieux Acace, patriarche de Constanlinople, sous prétexte de cimenter la paix, avait rédigé, de concert avec Pierre Monge, patriarche d Alexandrie, un nouveau symbole, dans lequel, tout en réprouvant Eutychès et Nestorius, on prétendait abroger le concile de Chalcédoine. En iS2, l'intervention hautaine de l'empereur Zenon vint appuyer la révolte des deux patriarches. A la déGnition du IV' concile œcuménique, l'autocrate byzantin opposait son fameux Hénolicon (décret d'union), donnant force de loi à la confession d' Acace. Ledit impérial, loin d'apaiser les dissensions religieuses, ne fit qna les accroître. Tandis que le Pape protestait contre l'abrogation du concile de Chalcédoine en excommuniant le patriarche de Constantinople, les partisans les plus ardents d'Eutychès aimaient mieux se séparer de leur chef Pierre Monge que de renier leur doctrine nionophysite et prenaient le nom d'acéphales (sans tète), en attendant de se subdiviser en sectes multiples et insaisissables. Ce fut l'origne du schisme acacien. Même •après la di.sparition de l'intrigant prélat, mort en 489, eo;i nom devcdt servir de signe de ralliement à tous les ennemis de la foi catholique en Orient, jusqu'au célèbre Formulaire du pape Ilormisdas (pai, en 519, prononça contre Acace et £29 partisans un solennel anathème.
Les Papes que la Providence amena à gouverner l'Eglise à Ouimnp'» cette époque se rendirent compte de la gravité de la situation. ""p''.°" ;'" Parer aux plus pressants dangers, préserver le peuple chrétien f ■ Hm ifl^r
1. C'Mt le litn qa« se donnaient les emcerenn &a Constaatinoïki»
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dprnifrt ^^s périls qui lui venaient de la corruption romaine, des incur- «t'rfiViDeul!'' ^'°"* barbares et des empiétements byzantins, telle fut la preii'irti. il... mière tâche, en quelque sorte défensive, des pontifes qui sa succédèrent depuis lu chute de I empire ronirin jusquà lavftnement de saint Gélase. L'on vit ensuite quatre grands pontifes réaliser une œuvre plus positive : ce furent saint Gélase, saint Symmaque, saint llorinisdas et Pelade I". Par l'abolition t. F«(re pré- ^^^ Luperoales et par ses institutions liturgiques, saint Gé- Y.doir leur jjjgg porta le dernier coup aux coutumes païennes et renouvela rt'Kciiiiinn're la vie chrétienne ; dans le fameux concile de la Palme, saint P^ime,. Symmaque vit sa suprématie disciplinaire universellement res. AiTaroiir connue ; par la formule célèbre connue depuis sous le nom de .!"■ in'i'nirt'* Formule d'IIonnisdas, le Pape de ce nom affirma devant l'Orient
(FiriiMiiuire comme devant l'Occident son autorité dojrmatique suprême : et d ll..ruii-JH») . , " \ .^ '
4. f»r aoi'Hr "elage 1", par 1 organisation qu il donna au patrimoine pontifi-
• «. lu. loisir»- cal, traça les règles que ses successeurs devaient suivre dans
«mu ilii (istrl- ' . . • j 1 • 1 1 r. o
UKiiiif (.«iiiiij. 1 administration du domaine temporel du Saint-Siège. En mémo "Jlnui^sriHi^s^PS ^"6 Cfis grands événements s'accomplissaient, Dieu ui..|ue). préparait, autour du Saint-Siège, comme une armée d'auxi- S S'eotonrer liaires pacifiques et courageux, par la fondation des moines **ru"i'i'i«rre" d'Occident. Mais avant de raconter ces cinq glorieux épisodes •L-ioiiqnes de l'histoire de la Papauté, il nous faut faire le récit des paaitccideui). ticnts ellorts qui les rendirent possibles.
0 Stmpiirius SiMPLicifs ' , qui occupa le siège apostolique de 468 à 483,
(468-4S3). gt qui y\i ]a chute de l'empire, paraît avoir uni à un grand
sens pratique beaucoup de fermeté. 11 se préoccupa avant tout
d'organiser le service ecclésiastique, que les « tumultes » *
barbares avaient si souvent troublé.
n réorBaoii-a ^^ ^'* siècle, le service religieux était célébré à Rome dans
*é **r'"t V' ^■'"g'^-cinq églises, dites presbytérales. C'était ce qu'on appe-
Ifc.re» et rW» lait dcs « litrcs » tituli, auxquels des prêtres étaient spéciale-
i. Il «lall onglnalre do Tibur et fils de Caslin, dit I« r.iher Ponlif., I, M9.
S. On naît que les Romains appelaient tumulte l'état de siftge déclara à raeoB*loa dM attaques soudaines qui mettaient l'Etat en p£rO.
l'église dans son CENTIIE 23
ment attachés. Ce nombre de 25 <i/u?t devait rester Exe jusqu'à l'an mille.
Mais, autour de ces églises titulaires, s'élevaient, soit à l'intérieur de Rome, soit dans la campagne ro; laioe, un nombre considérable de bâtiments cultuels, de chapelles funéraires de monuments élevés en l'honneur des mar"yrs. C'est là que les chrétiens aimaient à aile, demander la force de pratiquer, au milieu des scandales de la Rome païenne, les préceptes évangéliques.
C'était à Rome aussi qu'on venait, de tous les points du monde chrétien, vénérer les grands souvenirs que renfermaient les basiliques de Saint-Pierre, de Saint-Paul et de Saint-Laurent *. On y accourait d'Afrique, avec saint Fulgence, d'Italie avec saint Paxilin de Noie ', des Gaules avec saint Hilaire', d'Irlande avec saint Magniscius, disciple de saint Patrice *. C'est là qu'on venait puiser, comme à sa source, l'esprit chrétien '. Or, les fréquentes incursions des Iiarbares avaient amené des perturbations dans l'exercice du culte. Les catacombes, si vénérées du peuple chrétien, qui leur avait donné le nom de « cimetières des martyrs » ', avaient été gravement endommagées par l'ennemi ; l'insécurité des environs de Rome avait interrompu çà et là le culte liturgique traditionnel sur ces hypogées vénérables. D'ailleurs le clergé romain, qui ne comptait alors que des p'-êtres de paraisse, appelés prêtres titulaires ou cardinaux ■", ne pouvait suffire au service de ces catacombes et des cimetières en plein air qu'on
1. Ce sont les trois basiliques que mentionne le Liber Pontificalis, dans la vie de saint Simplicius (46â-4So>. Lib. Ponlificaiis, éd. Duchesne, t. I, p. 249.