‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 110 sur 278 · P. L., Ibid.. col. "06. M. 0. II., Kpijt.. I, 27 i · texte numérisé non relu

P. L., Ibid.. col. "06. M. 0. II., Kpijt.. I, 27 i

i. P. L , Ibid., col. 6'.>'J. M. G. II.. Episl., I, ;;u. 271.

l'église chez les PL:L;rLE.S BAliBAHES IDl

rfon pays natal. Ses compatriotes r^.' pond ire rit à son appel. Pendant plusieurs années, de l'Angleterre méridionale a la Thuringe et à la Hesse, ce fut un exode calme et continu de prêtres, de simples moines, de maîtres d'école. De là lui vint Lull, son cher petit Lull, comme il l'appelait, son ancien élève à l'abbaye de Xursling, qui devait être son successeur sur le siège de Mayence. De là lui vinrent Burchard, qu'il fera évêque de Wurtzbourg, et Denehard qui sera son infatigable messager, et tant d'autres encore.

Avec l'aide de ces précieux auxiliaires, il fonda plusieurs monastères d'hommes : les plus importants furent celui d'Araœneburg en liesse et celui d'OlirdruIf en Thuringe.

Ce n'étaient pas seulement des hommes, c'étaient des femmes, veuves ou jeunes filles, qui accouraient d'Angleterre, désireuses de participer à l'apostolat de la Germanie. Elles fondèrent, sous la direction de Boniface, trois grands monastères. Le plus célèbre fut celui de BischoiTàheim, dontl'abbesse fut une jeune parente de l'apôtre, la pieuse et savante Lioba. Saint» Liobn

Lioba, dont nous possédons des lettres charmantes et des vers latins d'une bonne facture ', apporta au milieu de la Ger- Imanie semi-païenne un parfum de grâce aimable et d'exquise douceur. C'est à elle que paraît avoir été dédié un poème de deux cents vers composé par saint Boniface, où sont mises en scène les principales vertu.s chrétiennes '.

Ces monastères d'hommes et Je femmes répandirent en Germanie le goût des lettres. On envoyait en AnL;letcrre des produits du pays, des tissus de poil dj chèvre, une fourrure pour le vieil évêque de Winchester, des boucliers et des faucons pour le roi ElhelbaM, un peigne d'ivoire et un miroir d'argent pour la reine ' ; mais, en revanche, les abbés, les abbesses, et Boniface lui-même demandaient qu'on leur communiquât la copie des ouvrages de science, de poésie et de piété qiii se publiaient en Angleterre. « Transcrivez-moi, écrivait Boniface, quelques écrits de Bède ; envoyez-moi quelques étincelles du flambeau qui brille dans votre pays *.

1. P. L., t. XCIX, col. 720. M G.H., EpUt. merow. et Karol. uîft",I.2'0, 2JI. 2 Œnigmata de vlriuiibui, quœ misit Bonifacius ad sororem suan\, P. L., t. XCLX, col. 8S7-.S'J2.

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