Kfwnioj. Pan'r/itr. Theoilorii-i, éd. SIrraond, p
î. tforium. Gerni. Hist. Sdiptores rerum longahardorum et italioarum, p SX.
S. GélaM était il'oriR'oe africaine at fils de Valère dit le Lib$r P(mtiA»*lii.
l'église dans son CEN7HI! 29
possession du Saint-Siège, les chrétiens d'Afrique nvaient retrouvé la paix sous le roi vandale Transimond (48i-l9C), et Théodoric n'allait pas tarder à la donner à l'Italie. Délivré de n ,.in<». fm tout compétiteur par la mort d'Odoacre, en 493, le roi des Os- \l'"'^f t,^' trogoths voulut mériter le nom de grand par son gouverne- «*'*• ment comme il l'avait mérité par ses victoires. Ce grand politique, ce génie si puissant et si étrange, dont Amc'dée Tliicrry a pu dire, non sans quelque hyperbole, il est vrai, qu' « Attila eut plus d'entrailles que Théodoric le barbare, mais que peu de Romains de son ternps dépassèrent en conceptions généreuses Théodoric le civilisé », le roi des Ostrogoths, pendant la première moitié de son règne, tant que l'orgueil ne l'égara pas, tint à honneur de se faire le défenseur de l'Eglise et du bon ordre public. Gélase en profita. Esprit clair, caractère énergique, niil peut-être, de tous les Papes qui précédèrent saint Grégoire, ne vit l'avenir d'un regard plus net, ne le prépara avec une sollicitude plus éveillée. Il comprit mieux encore que Simplicius et Félix, que l'œuvre réservée à la Papauté par la Providence ne pouvait s'accomplir sans un travail préalable de pacification sociale.
Son étonnante activité, sa merveilleuse puissance de travail, s<-« oanvrOT <!■ lui permirent, tout en poursuivant la controverse acacienne '^'.'.uriflcaVion* avec ime rare énergie, d'étendre sa protection vigilante sur "oiiuie. tous les opprimés, si nombreux à cette période de perturbations continuelles. Il multiplia les démarches auprès des évêques et de tous les pmssants du monde, partout où le droit, la liberté, la pauvreté étaient outragés de quelque manière. Le Liber Pontificalis nous dit « qu'il sauva la ville de Rome du dsmger de la famine » '. Nous n'avons aucun détail sur ce point. Il est permis de supposer qu'il subvint aux besoins des indigents par une intelligente distribution d? secours, grâce aux revenus des biens patrimoniaux du Sai t-Siège et à des
I. 255. n se dit cependiint romnin dans une li^ltre h IVmpcreur Ann?tD«« (Jiprf, 632 Les d.'cix affirmations ne sont pas iîicoridliablt'-< Il noiiviit s» dire romain p«r le fuit que l'Afrique, on tnut au mnins la ville de l'artlinp»!. étaient aous la pnisfauee romaine au niomcut de su niiissniice. Jlyr Dncheane. %^
conjecture qae Gélasu devait être assez âgé lu» de son tlcctioa ua poulilicat [Liber PonUf., I, 256. note I).