‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 134 sur 278 · Socun, Bist. eccles., VU · texte numérisé non relu

Socun, Bist. eccles., VU

238 HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ÉGI.jSE

apprend qu'ils vivaient « tout doucement et tout bonnement » '. C'est bien l'impression que donne la lecture de leur Code, chef-d'œuvre de bon sens et de modération pour l'époque. Saint Avit ne réussit pas, il est vrai, à en faire elVacer la cou- Pame du duel judiciaire, et au ix* siècle saint Agobard s'élèven contre les restes de barbarie que ce code sanctionne ', mais il n'en reste pas moins un monument important, marquant ime étape considérable dans le progrès du droit civil et criminel.

Le prologue de la loi contient \ine protestation énergique contre la vénalité de la justice. Le juge qui aura reçu de l'argent i l'occasion de l'exercice de ses fonctions sera puni de mort '. Le magistrat qui se rendra coupable d'un déni de justice, c'est-à-dire qui aura refusé déjuger, sera passible d'ime amende *. Parmi les peines les plus sévères se trouvent celles qui concernent l'infidélité conjugale. En cas d'adultère, l'homme et la femme coupables sont également punis de mort '. La femme qui aura abandonné son mari sera étouffée dans la boue '. La plupart des autres sanctions n'ont pas ce caractère terrible. L'homme libre accusé d'un crime se disculpera en affirmant par serment son innocence et en faisant jurer avec lui douze hommes libres. Si l'adversaire refuse le serment, on tranche la question par le duel '. Ceux qui n'ont pas de bois pourront en couper dans les forets, à la condition d'épargner les arbres fruitiers et les sapins. Certaines pénalités révèlent un peuple d'humeur très gauloise, par exemple la peine inlligée aux voleurs de chiens '.

0«itln*e !" La loi de Gondebaud ou loi Gombetle {lex gundobada) fut

L»i Oomici^:.

1. Obo»!, Vn, 19. 32. P. L., XXJl, 1144. Dlande, mansuete innocmUtfm wivunt. • 2 P L, CIV 125.

3! Lex burg. Prœfatie. BUt. du Oaul**, IT 2M. M. O. H., Ugu, lU,

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