Agoiku, Concii Tolet., .VVI
3 Card. bounnsT, L'école chi-etienne de Sfville. Paris, I8K, p. 196.
4. Card Pitba, fie de sain' Léi/T, p -VI.V. Cf. Aouirri, Dtssertatio de an. tiqua dùciplina Ecclesix Hispani-»- circa cieiicon lapiot tn peccatum tamis. CoUeclio maxima, t. IV. p. 1G3 et s.
2oi niSTOIHE GÉ.Nf.HALE DE LtGLISK
tenient des clercs et des moines, qui fit passer trop prémature-mcnt l'autorité épiscopale et abbatiale des mains de la race hispano-romaine, dont le christianisme était éprouvé, aux mains de la race visigolhique, encore trop imprégnée des mœurs barbares et infectée du venin d'Arius? On peut le conjecturer. Quoi qu'il en soit, lorsque en 711, sous le roi Rodérik ou Rodrigue, un seigneur révolté, le comte Julien, aidé d'un InTtsion de» évéf[ue traître à sa patrie, Oppa, appela les Sarrazins en Es- Sarraiini en pagne, le pays n'offrit aucune résistance. A la grande bataille de Xérès les partisans du Roi Vitizza. prédécesseur de Rodrigue, se retirèrent sans combattre, les Juifs trahirent, et l'aimée espagnole se débanda '. Seul le vaillant Pelage resta indompté avec quelques braves dans la caverne de Notre-Dame de Catalonga, où il commença la grande lutte qui devait durer huit siècles, pour aboutir à l'expulsion des Maures et à la reconstitution du roj'aume espagnol. Mais dans quelle mesure cette seconde conquête est-elle l'œuvre de la race visigotliique ? Il serait difficile de le déterminer.
Ainsi, tandis que les peuples de race teutonique fondaient la France, l'Angleterre, l'Allemagne et les trois États de Scandinavie, de tous les peuples de race gothique aucun n'avait réussi à se constituer en une organisation stable. Les succès les plus brillants des llérules, des Oslrogoths, des Lombards, des Burgondes, des Vandales et des Visigoths avaient été suivis de catastrophes lanicnlables. Faut-il attribuer de pareils destins à l'influence d'événements extérieurs et fortuits? Je ne sache pas qu'on l'ait jamais prétendu. Les nations ne meurent guère que par des causes internes. Dans un peuple qu'anime un idéal commun, la volonté de vivre fait la vie. Devons-nous, avec l'école du comte de Gobineau, ramener tout le problème ù une question d'inégalité de races '? Vaut-il mieux, à la suite de l'abbé Rohrbaclier, ne voir dans ces événements que l'effet de l'iniluence dissolvante de l'arianismc, en opposition avec la vertu viviliante de l'Kglise catholique *7
1. llijt. G^n. tie LikTiui n lUMDtoD, I, 4*5-477. Dom Licukco. L'Eâpagn» thtètifniie, p. m.
2. Le coiiile île (ïoniniiO, De l'in'giUtè des races humaine', pattim, VUtout, ch xir, et ili'ilicace nn roi ilf llonnvre. I. I, p. ti, tu, «t tiu.