Bjbdmhiwiii. Les Pires de l Eglise, III
3. litymolngiorum seu Originum libri XX. Cet oavrage forme !• %. LXX.\II de la Palrologie latine de Migne.
4. lUoiciu RictiiD, Eléments de palrologi* et d^hittoirt dêt dogme», p. 34b •It.
l'église chez les peuples barbares 253
crétales ne croira pouvoir mieux faire que de la placer sous le nom de saiint Isidore de Séville '.
Quand le saint évêque mourut, en 636, tout semblait donc Décadence d* préparer au royaume visigoth d'Espagne de brillantes et du- ' figu^b^qoeT" râbles destinées. On est étonné de le trouver, un demi-siècle plus tard, en pleine décadence. Les divisions se multiplient parmi les grands, le pouvoir passe et repasse, au gré des factions, dans des mains indignes. Le libertinage ne connaît plus de bornes *. Les conciles continuent à légiférer, mais ils manquent de mesure. Le XVIP concile de Tolède décrète contre les Juifs, même baptisés extérieurement, la confiscation, la réduction en esclavage, l'enlèvement de leurs enfants. La corruption a gagné le clergé ; et peut-être faut-il chercher dans la décadence des mœurs cléricales l'origine de tout le mal. « L'Eglise, dit le cardinal Bourret, est profanée par des intrusions coupables et la dépravation de ses ministres ; le sel , > de la terre s'est affadi ; le clergé s'avilit en sacrifiant à toutes les ambitions et en sanctionnant toutes les violences ' ». «Les malheurs de l'Espagne, écrit le cardinal Pitra, viennent également de la décadence rapide de ses institutions monastiques. Des essais informes, des monastères doubles et mêlés, de» familles se séquestrant en masse par égoïsme et par cupidité, la rareté des vocations sérieuses et le vide des cellules rempli de force par des novices mercenaires, tous ces désordres sont signalés par les monuments du temps '. » Faut-il attribuer ■wtte décadence cléricale et monastique à un imprudent recru-
1. L'œavre de saint Isidore est très atile & consulter pour l'histoire dn dogme, tu droit canonique et de la liturgie. Dans ses F.tymologies. il compte Irois Wcreiuenl» : le Baplôuie, le Clirème et l'Eucliarislie [r" .',., L.V.X.XIl, 2.%/ La
Péniieuce est rangée ailleurs, entre le Jeune et les Litanies. Dans le De "/Ti'ciif i
U énuuêre, sur la même ligne, le Baptême, le Sacre des rois et la Conlinuatioa