‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 159 sur 278 · Dii«4i>, Chion , IV, 35. M. G. H., t. V · texte numérisé non relu

Dii«4i>, Chion , IV, 35. M. G. H., t. V

î. E. Dii.1», dans LUist. Cin., I, 726.

t. ▲. KugiLûa, EiquUse psychuloglqu* dtt yeuple* europétnt, p. 421.

t- CGI.ISE CHEZ LES PEUPLES BAUBARE3 277

Un peuple de race toute différente, celvii-là même qui, en s'emparant de la Moravie et en poussant ses incursions de tous côtés, avait séparé le monde slave en plusieurs tronçons dont la Russie et la Pologne étaient les deux principaux, les Hongrois ou Magyars, entrèrent dans l'Eglise calholi(|ue en Le* Honfrota même temps que les Polonais, à la fin du x- siècle. Nul peuple "^ '*'*'•• ne fut plus terrible dans les batailles ; nul ne devait professer envers la Sainte Vierge une dévotion plus tendre, envers le Souverain Pontife un plus chevaleresque dévouement.

Le duc magyar qui, à la finduix* siècle, descendit des Kar- lavasion de t« pathcs pour envahir la Pannonie. se disait i.ssu «lu iiid)le et fa- le duc Aluto«, rouche Attila '. Cinq siècles auparavant racontait-on tandis ,x«' gièd«. qu'Attila, non content du vaste empire qu il s'était l.nllé avec son épée dans l'Europe orientale, se dirigeait vers la Ville Eternelle, un ange du ciel lui était apparu et lui avait dit ■• Écoute ce que le Seigneur Jésus-Christ te conmiande : Ventre pas dans la Cité sainte où reposent les corps de mes ai)ôlres. Retourne sur tes pas, et un jour, à Rome même, pour prix de ton obéissance, je donnerai à l'un de tes descendants la couronne d'un royaimie qui durera éternelleiiient ». C'est cette couronne que venait chercher le duc Almos, avec ses 20.000 guerriers, sur la terre que son ancêtre Attila avait ladis conquise. Le pays qu'occupèrent les Magyars du duc Almos prit dès lors le nom de Magyarie ou de Hongrie. Ils y apportèrent aaligtoa ém la religion de leurs ancêtres, le culte du dieu Isten, qu'ils M»gy«««. appelaient plus spécialement le dieu des Magi/ar.1, et de plusieurs divinités secondaires, dont la principale itait celle data guerre, Hadur, la croyance aux fées, la pralKjue de la divination et de la sorcellerie. En temps de paix.i-haque tribu était indépendainte. Au moment de la guerre, on élisait un chef. Autour d'une coupe sacrée, les chefs des sept tribus, le bras gauche tendu en avant, s'ouvraient une veme avec leur poi-

1. Les HonsrnU. diiiig leurs traditions, donnent k Attila an earaotbra trt>

■oble et Iri's ;.'i^ii.'re'is.

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gnard, et tandis que leur sang coulait dans la coupe, ils prêtaient un serment terrible : « Qu'ainsi coule jusqu'à la d^rniCre goutte le sang de quiconque se révoltera contre le chef choisi par les tribus ! Qu'ainsi coule le sang du chef s'il viola les conditions de notre pacte ! » Ensuite le chef élu, debout sur son cheval, brandissait son sabre vers les quatre points cardinaux, signifiant ainsi qu'il défendrait son pajs de quelque côté (ju'on l'attaquât '.

Or, un siècle après l'occupation de la Hongrie par lc« B«pi#m« du trounes magyares, au jour de Noël de l'an 973, le duc Geiza. 873. descendant du duc Almos, recevait le baptême des mains de saint Adalbert de Prague, avec 3.000 de ses guerriers. Celte conversion était surtout l'œuvre de sa femme Sarolta, fille du duc de Transylvanie Gyula, lequel, s'étant fait baptiser à Conslantinople, avait élevé sa fille dans la religion chrétienne.

la docheeee ^^ ^°^ ^^ Christ n'avait en rien éteint les énergies natives et Saroliâ. un peu sauvages de la jeune princesse. Les Hongrois aimaient à la voir, amazone intrépide, « dompter sans frein et sans selle les hevaux les plus rétifs, vider les coupes écumantes et se jeter dans la bataille, où sa vaillance égalait celle du plus brave des guerriers ' ». Elle eut sur son peuple et sur son époux une inlluence considérable '. Le duc, saisi lui-mênie par la grandeur des dogmi s et de la morale du christianisme, laissait sa femme bâtir des églises et appeler en Hongrie des missionnaires chrétiens. Un saint, à l'âme tendre et pieuse, acheva l'œuvre que la vaillante amazone avait commencée.

Vtini Adilberi Saint Adalbert de Prague, qui devait mourir martyr de la foi, d« Prigue. pr(.s (le Kœnig.sbcrg, en U'JT. tué à coups de lance par un prêtre idolâtre, était tils d'un magnat de Bohême. 11 avait été, dès son enfance, consacré d'une manière spéciale à la Vierge Marie. Elevé sur le siège de Prague à vingt-sept ans, doué d'un zèle ardent pour la gloire de Dieu, mais pénétré d'une grande défiance de lui-même, il avait cru devoir céder à un auxiliaire son siège épiscopal, ne se croyant pas capable de

i. Oeitn Hungarorum, TI. Cité par Houi, Saint Etienne de Hongrie, p. 12 et 13 I.a cuutuine dg brandir l'épt^e ven lei quatre |X>inla cardinaux ■>st conoerv^'O ditiin le céréin iil;il du riiicre des rois do Hongrie.

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