ibid
2 MccLLsii, Hist. d'i Moyn Agi, p 792, note.
3. Diijiar on Thietmar, évêquo de Meresbourg, né en 976, a rendu les piaf précieux services à lUisloiie du Moyen Age par la publicatioo de Ma Chronicon. V. Monuni f-'rni. I.'is: , l V, p 723 cl g.
276 HISTOIRE GÉNÉRALE DE u'ÉGLISE
de sa bonne volonté. Elle avait travaillé avec bonté à la conversion di- son mari et elle fut exaucée par la bonté de son Créateur, dont 1 inelfable miséricorde Ct rentrer en lui-même un ennemi ardent, qui, obéissant aux remontrances de sa kptJmt de femme, rejeta le poison de son incrédulité héréditaire et lava leciy» aa. j^ p^ché de son Origine dans les eaux de son baptême '. » Le Bo)«»Ua le successeur de Mieczyslas, Bolcsias Chrobry, ou le Fort, qui iritiBphe corn- n'gna de 992 à I02.'i, assura le triomphe complet du christia- ***t)ftu"Huie"' nisme, en appelant dans ses États les Bénédictins et les Camal- (BBJ1025). duks, qui répandirent autour d'eux une sérieuse vie chrétieime. A partir de ce moment, deux caractères signalèrent l'Église de Pologne : une tendre dévotion à la Sainte Vierge et un ardent dévouement au Suint-Siège. Le célèbre cantique à la \'ierge, attribué à saint Adalbert de Prague, enthousiasmait Ow«rt*re« de los Polonais. On sait, d'autre part, que « l'union intime de la lognt. " Pologne et de la Cour pontificale est restée un des signes particuliers de l'histoire de ce peuple* ». Si, plus tard, au milieu de malheurs sans nombre, dont les vices de son régime constitutionnel ne furent pas les seules causes, la Pologne, en devenant le boulevard invincible de l'Europe contre les invasions, a témoigné d'une vitalité et d'une noblesse qui ont peu d'exemples dans l'histoire, il n'est pas téméraire d'en attribuer le mérite à ces deux caractères de sa foi. « La Russie et la Pologne, a dit un auteur non prévenu l'i faveur de l'Eglise, M. Alfred Fouillée, la Russie et la Pologne, de même race, ont eu cependant des religions et des civilisations opposées. L'une avait reçu de Byzance sa religion, prèchée par des missionnaires grecs ; l'autre avait reçu le catholicisme romain, prêché par des missionnaires venus de Rome ;... d'où un double courant de civilisation : là, byzantin et infécond ; ici, gréco-romain et de fécondité infinie. Tant il est vrai que les influences moralei '; et sociales sont supérieures aux influences ethniques '. »