‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 162 sur 278 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LA rORMATIOS DE l'ÉTAT PO-NTUICIL.

La tâche imposée aux Pontifes romains par la conversion xscha impo»** de tant de peuples était accablante. Se tenir en relations par "°^ Pontif?»

' ' . .... rmuaine âpre»

une correspondance incessante avec les missionnaires et avec ia coaversioo les princes convertis, résoudre les cas de conscience les plus barbares.** imprévus que suscitaient des situations toutes nouvelles, juger en suprême ressort les conflits d'ordre ecclésiastique, intervenir même, à la demande des princes et des peuples, dans des conflits de droit privé, de droit public et de droit "nternational : ce fut la mission que dut assumer la Papauté iprès les premières conversions des peuples barbares. Saint .*îicolas I" et saint Grégoire VII exposèrent plus tard et codifièrent en quelque sorte cette mission de la Papauté du Moyen Age • ; dire qu'ils l'ont inaugurée, seredt donner à l'histoire la

1. M. Henri Martiit, dans son Ilislotre de France, i' édition, t. Il, p. 455, écrit, à propo3 de l'œuvre de saint .Nicolas l" : « La papauté n'avait encore rien tenté de si liardi : c'était le reaverseuicnt de la discip.ine ecclésiastiqa» tout eutièi-e au (.rofit d un de^polisme lout nouveau. L'opinion raiifia une OBurpation qui agissa.t au nom de la juslice et de la morale chrclitnue ». Toute rtiistoire des Fapis, teile que nous venons de la raconter d'après des documents aulheiitiiiues dans notre 1'* et notre 2° partie, proteste contre une pareille aUirmat ou. Voir dans la vie de saint .Yico Ja» I", par Jule? Rot, Paris, 1-U9, Introduction, p. XX.K-.X.XXIlI, 1 énumérat on des piincipaux fait» qui établissent que l autorité suprême des Papes s'est exercée dès le début ^tn» les nations b&rbares converties.

2SV HISTOIHS GftNtHALE DE l'ÉGUSE

plus formel dî-mcnti. Elle fut (!éterminée par îles circonstance» provi(!cnlielles et des besoins sociaux que les Papes n'avaient ni créés ni prévus. Une piu-oille mission était d'ailleurs poui ««Miiépryir tux aussi délicate que redoutable. La haute impartialité qu'on à^iuè^tad\- '•'"''^ *^" ^'""'^ d'altnndre de cette juridiction suprême implipeuiisnce po- quait une indépendance morale diflicile h concilier avec la dépendance politique h laquelle le loyalisme conservateur des évtques de Rome ne voulait pas se soustraire. La situation devenait des plus critiques le jour où les devoirs de leur charge les mettaient en demeure de se prononcer pour ou contre les empereurs d'Orient, leurs maîtres oflicicls, pour ou contre les Oslrogolhs, les Lombards, telle autre nation à la merci de laquelle se trouvait en fait leur domaine temporel. L'exercice de la juridiction spirituelle des Papes, qui leur venait de Jcsus-Christ, aussi bien que l'accomplissement de leur mission civilisatrice, qu'ils tenaient de la confiance des peuples, exigeait leur indépendance territoriale. Mais celte indépen- Ceti» indApen- daiice territoriale, quelle épée pouvait la garantir ? Mettre 'q'iîd f/inlilH" ^^ glaive aux mains du Pr.pe ou aux mains d'un roi queln «v-irpu être conque, c'éluit retomber dans le péril qu'on voulait éviter, pur ni. H iiiite- Un protecteur puissant, très haut placé, qui se ferait le défenri'"-inio, ei seur temporel de 1 Lglise, non a titre de roi, mais a un litre pro'^tti'^ qii" demi-sacré tiu'il tiendrait du Pape lui-même, dont un parte

par uu fiupe- ' ' ' "^

renr. solennel réglerait l'exercice cl que la confédéialion des

nations chrétiennes sanctionnerait : telle éUiil la solution.

\nr ii'enffm- C'était là toulc la conception du Saint Empire Romain. Les

''»-lf.'miemf 1,1' P^P^s et Ics évéqucs des vi", vu*" et viir siècles eurenl-ils la

fl'i loiiv.ur vision de cet idéal? Rien ne nous autorise à le conjecturer.

t'-m; or.l du ... , . ,

8»iui-SiL^c. Ni saint Grégoire s étonnant de se trouver prince temporel en prenant possession du Saint-Siège, ni saint Avil saluant en Qovis le futur empereur d'Occident, ni saint Léandre célé- Dranl au concile de Tolède la fraternité des peuples chrétiens, n'ont la vision nette du Saint Empire. Un concours d'événements, que la Papauté et l'epi-^copat aurniil subis plutôt <[U* pri>vo«|ués, réalisera celle œuvre, qui se poursuivra comme ei trois nioinents dilTérents. Sous Etienne II, l'ivtal pontifical sn constituerti comme le noyau autour duquel viendra s'organiser ,« monde nouveau. Sous saint Léon III, l'Empire sera rétabli en la personne de Charlemnf^ne. Plus tard, ô partir du

x" siècle, la féodiJilé presque tout entière se rangera hiérarchiquement sous la double autorité suprême du Pape et de VEnipereur.

Si l'on voulait chercher, en dehors des causes multiples et anonymes qui ont réalisé peu à peu l'indépendance temporelle du Saint-Siège, quelque ouvrier conscient de cette grande œuvre, c'est du côté du peuple de Rome qu'il faudrait porter ses regards.

Comme l'a fort bien dit, en s'autorisant des savants travaux TaMenn de l« de Mgr Duchesne, un historien récent ', « les Papes du rÔ',.». .i-^.Miis" Mil' siècle, venus à Rome des provinces les plus diverses, tan- ^^ut oréxoirt tôt italiens, tantôt grecs ^, parfois syriens, appelés au pouvoir à un âge avancé, ne l'exerçauit que peu d'années, semblent s'être résignés assez facilement an statu quo... En revanche, on ne parle pas assez du rôle du peuple de Rome dans ces événements, de ce peuple dont le Pape était le pasteur religieux, mais qui ne laissait pas d'avoir ses aspirations politiques propres et de peser en ce sens sur la ligne de conduite de la Papauté.

« Depuis que Rome avait cessé d'être le centre d'un empire, on n'y trouvait plus cette foule immense et cosmopolite, ramassis de provinciaux et d'alfranchis, que la conquête du monde faisait sans cesse refluer dans ses murs. Ici, comme aillevu-s, une génération nouvelle avait surgi, retrempée dans les luttes et les épreuves qui avaient accompagné la chute de

l'empire. Rome avait cessé d'être la cité des Césars ; elle de- P^"" '^ ^°^'* .,.„,„., des choses,

meurait la ville du Prmce des apôtres ; et, à une époque où la Rome devient

pensée religieuse primait toute autre pensée, c'était encore uncga'int pierre ..

supériorité enviable que de posséder dans ses murs le tombeau

de saint Pierre et le siège de ses successeurs. Les Romains de

Rome ne tardèrent pas à y voir affluer un flot nouveau d'étran-

i. Cb. MaixiR, Histoire du Moyen Age, Louvain, 1905, p. 497 et g.

2. <• Dans le cours d'un siècle et demi, treize pupes helléniques onl goo- Tcrné l'Eglise la:ine ». Ch Diiui, Etude >ur l'adminittration byzantine dant Vtxarokat de Ravenne, p. 159.

286 IIISTOTRE UffNÉnAI.E DE l'ECLISE

gp.rs, venus de ces contrées loinl.iines où li?s ai-rles rom lincs n'avaient jnmais pi^nétré. Ce n'étaient pas des pèlerins seulement ; mais des colonies (5trang6res, établies à demeure autour do la basilique de Saint-Pierre, Saxons, Francs, Frisons, Langobards ', attestaient par leur présence létendue de cet emf'ii à pfu «:<! p're nouveau des ûmes, qui valait bien l'autre. I^uis, avec les

patrim?iue de ,. ,,, m • . j i i . i r

Miui Pierre » luleles, aniuiienl des l.irgesses S'->us toutes l.-s lormes, ninis te lurme. surtout en terres, largesses qui faisaient du Prince des apôtres li plus gr:in i propriétaire de Fllalic, avec des patrimoines non moindres en Sicile, en Corse, dans lus Alpes et jusqu'en Gaule. Des revenus immenses de ces patrimoines, le Piipe avait la libre disposition : mais c'était le peuple de Rome qui en tirait le principal profit. La plupart des dépenses faites pour le culte, construction et réparation des sanctuaires, fibrijatiôn des ustensiles sucrés, fournissaient du travail et des s.ilaires à tout un peuple d'artisans. Au trésor de lEgLse incombait encore lentrclien des filus pauvres, qui en recevaient des pensions alimentaires. Mais, de plus en plus, le Pape, en bon pasteur, ne SerTice» re > pouvait S2 désintéresser des autres besoins de ses ouailles. Il

p»ui* ju ["•"- assumait une bonne part des services administratifs de Rome :

pi« de Rouit, entretien et réparation des fortifications de la ville, travaux de voirie et d'arpieJuc, epprovisionncmenl des marchés, protection des petits contre l'oppression des fonctionnaires impériaux, toutes occupations dispentlieuses et absorbantes ', comme le constatait déjà saint Grégoire le Grand, se plaignant que son siège apostolique fat assailli par ce flot croissant des affaires séculières. L'Église de Rome n'exerçait encore aucune des prérogatives du souverain, qu'elle en supportait déjà toutes les charges.

DéTouea. « On devine le dévouement passionné dont le peuple de Rome

Uon*r uî^'i i. (levait entourer une autorité aussi bienfaisante. On s'expliijuc au Sdiui- l'indignation avec laipielle il assistait aux coups de force tentés par les empereurs contre la personne de ses pasteurs. Cette indignation ne pouvait pas rester toujours passive. En présence du péril lombard, Ijs habitants des villes s'étaient forcément réappliqués au métier des armes, dont les Romains de la déea-

1. Ce? qiia re schol.r d'orlgioo germaaiq >« tormaieni le Boigo de Saint Pierre, eiliié liurs de lenc'iule de la ville. t. Cb. UikuL, Elu'.e sur l'a 'mtniid at.on byzantine,. . p. 332

LE SATST EMPI.-.E ROMAIN 287

d-'nce avaient perdu l'habitude. Des milices urbaines étaient partout organisées : c'était à Rome l'excrcilus romanus, dont li'S douze scholœ ou corps rt^pondaient aux douze quartiers de la ville. Cette révolution militaire était un pas nouveau et considérable dans la voie de l'autonomie politique. Sans doute l'armée obéissait à des ducs et tribuns militaires envoyés ou nommés par l'empereur ; mais, à la suite des édits iconoclastes, lorsque les officiers impériairs voulurent se porter à des voies de fait contre le Pape, les habitimls les chassèrent, affranchissant du même coup Rome et la Papauté. Ils se groupèrent autour du Pape sous des ducs et tribuns indigènes. Ils se firent les défenseurs de l'orthodoxie et de saint Pierre qui en est le gardien.

« De là, selon une conception familière au Moyen Age, in- EUe devieTit carnant l'institution dans son patron, ils eu vinrent à considérer gnVuMe"4'4i le Prince des apôtres comme le prince des Romains ; le peuple t'ie: 'e » de Rome fut répulJ le peuple spécial de saint Pierre ' ».

C'est alors en eîTet qu'apparaissent, dans la correspondance dea Papes et des princes chrétiens,dans les diplômes de l'époque, des expressions tuutes nouvelles pour désigner le duché de Rome et les patrimoines du Saint-Siège. Rome, le duché que l^ , g.iîQtj l'entoure, les colonies agricoles qui en dépendent en Italie et ^''i' '^'W" au deliors, c'est la BcspiiLlica romana, la JRcspuhlica Romanorum, la Sancta RespuLlica..

« Le mot Rcspuhlica, dit M. Lavisse, a une curieuse histoire. S-iul, il signifie 1 Etat, par conséquent l'empire... mais l'éj^it'.iète sdiiite que le Pape y ajoute n'est peut-être pas un simple terme de chancellerie : Sancta RespuLlica, c'est autre chose déjà que RespuLlica tout court. Avec le temps, le terme s'enveloppe et se complique de plus en plus : on trouve « sainte république romaine », ou bien « sainte république des Romains », ou bien encore « sainte république d'Italie ». lise- Q-.f., ... . rait téméraire de chercher ici des définitions exactes, car les "^éfi lir le »ér.. hommes qui parlaient ainsi n'entendaient pas au juste ce qu'ils ' luùt». voulaient dire. Ils sentaient v-*^ quelque nouveauté allait si

1. Sanoti Pétri pecu liaris populus. C'est rex;jres3ion qui revient sans cesse dons les lettres du pa; e Gféé'jLre III à Charles Martel, du pMpj Elieane II h Pépin Voir JirrÉ, Monuments caioliia, lieiliu, )So7. ( odex Caiulinus p 14, 16, 17, 53, etc. UicNt, P. L., t XCVIU, coi. ^, tiS. a. col. ItC, 12U, 24s, 262.

288 HISTOIKK r,-.NEKAI e IfK I. Pr.i.isE

produire, mais ils ne la \ oyaient pas ; \\< elicrchTient leur ro- t« à tâtons dans l'obscurité ; leur Ian;jue était obscure comiiie les choses ' ».

Celte Hespublica, cet Klnt, quel en est le vrai souverain? C'est l'apôtre saint Pierre. Los Papes et les princes sont bien d'accord sur ce point. Quanii Grc'goire III écrit à Luitprand pour réclamer quatre places fort"*; qu'on lui a enlevées, il fait sa réclamation au nom de saint Pierre '. Quand le roi lombard remet au Saint-Siège la place de Sutri, c'est aux apôtres saint Pierre et saint Paul qu'il déclare faire sa donation '.

La forinnle Étionne II ira plus loin. Pour appeler Pépin le Bref à son sedovient de »

p!ii» en plue cours, il fera, parune prosopopée célèbre, descendre saint Pierre

"^ôopSurre*. ^^ c'*^^ ^"'' '^ terre, il rédigera sa lettre comme sous la dictée du Prince des Apôtres ; et, la campagne finie, le roi franc répondra aux envoyés de l'empereur d'Orient qu'il n'a combattu que pour saint Pierre et pour la rémission de ses péchés. « Je ne crois pas, dit Mgr Duchesne, qu'il y ait eu là un artifice oratoire. C'est l)icn ainsi que le Pape devait parler à son monde. Il en avait sûrement le droit. Au fond, c'est bien ainsi que les Romains eux-mêmes l'entendaient. Ils sentaient bien que, dans les crises qui se préparaient, ils avaient plus à attendre du Pape et de saint Pierre que du lointain et peu sympathique empereur de Constantinople ' ».

Si le Pape en elTet a le droit de gouverner cet Klut, c'est uniquement en sa qualité de successeur légitime et de représentant de saint Pierre. Mais, à ce titre, sa situation politique est hors

El' faii, le li^-ne. « En théorie, dit encore Mp:r Duchesne. il n'y a pas de l.o.ivoir il«- , , ,^ . . •' .

miiiereuro <l<)iite, le Pape cst un sujet, car on est sujet ou souveram. et,

■'•*i«°e*i!îu(i '''"^ l'empire, il n'y a pas d'autre souverain que l'empereur.

Mais en réalité ! En réalité, l'empereur ne le nomme pas ; il se

l)ornc à ratifier son élection, faite à Rome et par les Romains...

L'autorité qu'il exerce ne lui vient pas de l'empereur... La

succession de saint Pierre, le siège de saint Pierre, l'autorité

1. Hrviie di-ê neti.r-Afon'Ut, t5 •li'reinlire 1R"8. p S74. 87^.

2. tJuaUfr casulla Hent" Prt o rr^/>ti. Jn-ri. i7U. F.n (iiisnnt Cflle <lnnK- (ion l.iill|iinii<l eiiti-n'lalt-ll nuu!)'r<iire lu ilnce 'U- Siil I k reiniiercinr oijiia oe Ifl pRiir'iin |»i . Miii» il c 'ii<>U uail cvtti- p are Imlr ' niiii une cunililiuii juridique loiilc fpéciale. Il en faisuil iIhu» leiippirn nui! trrre •acrét

3. 'ul'iente cutlrutii Ileaiis /!// '.%("//.< l'elru ri l'aulo rex ttililutl atqu* ilonaril. I ihrr Pimiificali.-, l I, p •ii'7

4. l>ii:iiK«iii, iL'-i ftiemiert lemtit <i« l ^lat jMxiti/laal, p. ii, 19,

LE SAl.NT EMPIRE P.0..1AIN

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de saint Pierre, voilà de quoi se réul.inie le « Seigneur apostolique » et ce qui fait son presliye ». Lt, à ce titre, « à une époque où l'on n'était pas si jaloux, qu'à présent de délimiter le spirituel et le temporel... on le voit souvent mêlé à des affaires terrestres, à des négociations de traités, à des nominations de fonctionnaires, à la garde des T-nances de l'Etat, à des entreprises d'ordre municipal... On le voit intervenir dans les alîaires, même politiques, même militaires de Ravenne et de Naples... Il parle, par-dessus les frontières, aux Visigoths, aux Francs, aux Anglo-Saxons et aux Bavarois' ». Mais L'«Étatde le domaine sacré proj)rement dit, l'Etat de saint Pierre se dé- ?* jélim'urpat limite, comme par la force des clioses, autour de Rome. « Au- '" f"""*^* •*•' tour du sanctuaire apostolique, on voit se former comme une banlieue spéciale, les limites se tracent toutes seules, fournies par la frontière du duché de Rome, lequel avait été délimité lui-même par l'arrêt de l'invasion loniLarde '. »

Telle est, avant l'intervention de Pépin le Bref, la situation politique de l'évêque de Rome, chef de l'Eglise universelle. On ne doit donc pas s'étonner de voir, au milieu du vin* siècle, le Pape saint Zacharie exercer sans trouble toutes les attributions gaïut Zach»ri»

de la souveraineté. Ce Pontife d'une si grande douceur de ca- '* K°"verue

° comme un

racfère et d'un si parfait désintéressement, qui semblait n'avoir prince indéd'autre politique que de vivre en paix avec tout le monde ', « gouverne l'Etat de saint Pierre, ainsi qu'on l'a dit, avec la même indépendance que son Eglise ' ». Ordonné presque aussitôt qu'élu, il se passe de la conlîrniatiou impériale. Les Lombards mcnaeent-ils Rome, l'exarchat, de Ravenne? C'est lui, Zacharie, qui, de son propre chef, sans songer à prendre l'avis de Constantinople, trouve tout naturel de négocier une trêve avec Luitprand sous les nmrs de Rome. 11 obtient du roi l'évacuation de l'exarchat, et de son successeur Ratchis la levée du siège de Pérouse. Encore moins se soucie-t-il d'en référer it l'empereiii pour admmislrer le duché de Rome, l'Etat de

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