‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 182 sur 278 · Bti.czi, 1, 449; BaiiETiD8. I · texte numérisé non relu

Bti.czi, 1, 449; BaiiETiD8. I

4. Non ocoidalur homo nisi jubenle lege. M. G. H. Borbtiïïs, p. 59.

33i HISTOIRE GÉiNÉRAXE DE l'ÉGLISE

dans tous ses besoins ' », et qui ne perdit jamais de vue le

principe de l'indépendance du pouvoir spirituel. Alcuin, son

P«role d'Ai- conseiller, écrivait : « Absolument distinctes sont la puissance

eniu eurUdi» lemporclle et la spirituelle : l'une porte à la main le srlaive de

tJcction dï I» , ,, , , 1 1 /• 1 1 .

poisfïnce »pi- la mort, 1 autre a sur la langue les clefs delà vie ; aux prêtres

"la'pùuaVnce* ^^ prêcher, aux autres d'écouter humblement et de suivre ; temporelle, gy^ princes séculiers de vous défendre, à vous d'attirer sur eux les grâces de Dieu '. » Charlemagne conforma générale- . -, . ment sa conduite à ces principes. Voulant attacher à sa per-

Churietnagne sonne, en qualité de ohcpelain, un évéque de son royaume, il «sKciitieU lie ne le fit qu'après en a\^ir obtenu l'autorisation du pape Ha- 1 Kgliee. drign I"^ '. Respectueux des franchises ecclésiastiques, « jamais, dit Thomassin, il n'institua de nouveaux évêchés, n« transforma des évêchés en archevêchés, ne permit à un évêque d'exercer des fonctions pontificales en dehors de son diocèse, sans l'autorisation de l'évêque du lieu. Lui-même demandait des autorisations en pareil cas *. » Si ses discours au ComnK-nl les r • i. n j •

discour» de peuple ont parfois 1 allure de vrais sermons, c est que le grand

•ouî'j.arfoi's'd^B politique pcnse que la paix sociale serait aux trois quarts ré- Trai* seriDoue gQl^g gj chacun vivait en fidèle chrétien. Plusieurs de ses capitulaires se terminent par l'exhortation à la foi au Père Tout-Puissanl, au Verbe Incarné, à l'Esprit illuminateur, à l'Église catholique. « Mes bien-aimés frères, s'écrie-t-il à la grande assemblée d'Aix-la-Chapelle tenue en S02, mes bienaimés frères, écoutez I Nous avons été envoyé ici pour votre salut, afin de vous exhorter h suivre exactement la loi de Dieu ■ et à vous convertir, dans la justice et la miséricorde, à l'obéissance aux lois de ce monde. » Et, après avoir rappelé, dans un exposé rapide et cLiir, le sommaire de ce qu'il faut croire et pratiquer pour être sauvé, après avoir énuméré les principaux devoirs des pauvres et des riches, des évéques et abbé.s, des comtes et des ducs, il termine ainsi son discours : ■ Cotte vie est courte, et l'heure de la mort est incertaine...

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