‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 196 sur 278 · P. A., CIV · texte numérisé non relu

P. A., CIV

la nature et la cause ont du reste besoin d'être déterminées, ne peut pas se concilier avec l'unité d'une Personne divine, ceutre d'attribution de toutes les qualités et actions de Jésus-Chrisf .

L'erreur espagnole, comme on l'appela, souleva les protestations d'Alcuin, qui écrivit sept livres contre Félix d'Urgel, et celles d'Agobard, archevêque de Ljon, qvd composa un savant traité sur la question.

Héfoiailon de Rien n'est plus intéressant que de constater la position prise, p«r''AÎcu'hî?'' ^"^ premier coup, par le bon sens et l'instinct catholique d'Alcuin. « Et quoi ! écrit-il à Charlemagne à la première nouvelle de l'hérésie, le Christ, fils de la Vierge, ne serait pas le propre Fils de Dieu ! quelle témérité dans cette assertion ' » I Jamais, en discutant pied à pied avec son adversaire, il ne perdra de vue l'économie générale de la religion ; il y ramènera toutes les conclusions de ses raisonnements. Il termine ainsi une longue controverse avec Félix d'Urgel : « Voici, en définitive, ce que je voudrais savoir de toi : oui ou non, consens-tu à adorer comme Dieu Celui qui a été crucifié, qui est mort et qui est ressuscité •? »

Le concile de Au concile de Francfort, tenu en 79i, l'hérésie adoptienne TW^con'datnue ^^^ l'objet d'un examen approfondi, à la suite duquel les l'aJopUa- évéques d'Italie rédigèrent un exposé des preuves fournies par la Bible contre les théories d'Élipand et de Félix '. Les évêques de Germanie, des Gaules et d'Aquitaine, discutèrent, dans une lettre sj-nodale, les textes patristiques invoqués par les novateurs et établirent nettement la thèse catholique *. Le Concile, dans le premier de ses canons, déclara hérétique la théorie adoptienne, et Charlemagne envoya une lettre à Elipand et aux auUeâ évèques d'Espagne, où, après leur avoir proposé une

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