‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 195 sur 278 · D* exorAiu et increiiuntis rerum eooUaicuticarum · texte numérisé non relu

D* exorAiu et increiiuntis rerum eooUaicuticarum

ue sAurr eupire romain 3C1

moment âonaé du ?^<3mD9, à savoir au jour même de l'Incarnation '.

Deux evêquca esoifn^ols, ^lipand de Tolède et Félix d'TTrgel, entrepri-- «it (L réfuter oslt" hérésie trinitaire, en distinj^uant la liliation éternelle du Verbe de la filiation temporelle du Christ. Mais ils ne surent pas se prémunir eux-mêmes contre une erreur chrislolog'iq'"^ non moins funeste.

ElipOi^J, ^li paraît a^oi•■ été .. /tout un dialecticien, maïs un Élipanrl <pTo dialecticien ùvre logii^je étroite et rigide, distingue les deux filiations en ceci, que la première doit être dite naturelle, puisque le Verbe, i^onsubsiantiel h son Père, possède la même nature, tandis que la seconde ne peut être appelée qu'arfop^/ï'e, puisque le Cl'.rist est homme, et que Oieu n'a pu qu'élever à lui. qua.i.iumer, qu'arfo/j/er l'humanité. Finalcment.il admettait deux Fils de Dieu, l'un par natuie et l'autre par adoption ; oubliant qu'il ne peut y avoir dans le '^'erbe incarné qu'un seul centre d'attribution, comme parle l'I-lcole, qu'une seule Personne, et que cette Pers 'nne est celle du Verbe.

Ce qu'Elipand de Tolède prétendait prouver en logicien, Félix d'Urgel le défendait en critique. Le soin de la correction des manuscrits commençait à dcH-elopper en Espagne, comme en France, le goût de la critique textuelle. Félix d'Ur- „^,^^ d'Ur-»» gel faisait d'abord remarquer que le qualificatif à'advocatns «st plusieurs fois attribué à Jésus-Christ. Or, ce mot, disait-il, est synonyme d'assiimpfus. d'adoptafus, et il s'efforçait d'en apporter des preuves par l'élude des textes '. Il invoquait aussi des passages de l'Écriture Sainte, qu'il donnait comme décisifs contre la théorie de la filiation naturelle appliquée au Christ. Il est inadmissible, prétendait-il, que celui qui est Fils de Dieu par nature ait eu les ignorances du Christ. Car le Christ, en tant que tel, a ignoré le jour du jugement, n'a pas su de quoi s'entretenaient les disciples d'Emmaiis, ni où avait été déposé le corps de Lazare, ni s'il était aimé de Pierre plus que des autres, etc. '. La critique de Félix était aussi étroite que la dialectique d'Élipand. Car il s'agissait de savoir si cette ignorance du Christ en tant qu'homme, ignorance dont l'existence,

Page 1