‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 208 sur 278 · Maiibi. XIV, ^99 et s · texte numérisé non relu

Maiibi. XIV, ^99 et s

8S0 HISTOIRE GÉ^ERALE DE l' ÉGLISE

vivre en commun <lans les cloîtres sous la conduite de sup4> rieurs capables et dépendants de l'cvêque (a. 7).

Mort Quand Eugène II quitta ce monde, le 27 août 827, on pul

(XI •oûi'827). croire que la paix était assurée pour longtemps. Il n'en était rien. Les passions qui avaient soulevé tant de troubles n'étaient pas éteintes. Deux clauses delà Constitution impériale allaient VicPi de la leur ouvrir un libre champ. Celle qui réserve l'élection pond« 824. tificalc « aux seuls Romains », ne distinguait pas, comme la Constitution de 769, entre les clercs et les laïques ; et la clause qui diiïérait la constcralion du Pape jusqu'à la prestation de son serment devant le légat impérial allait servir de prétexte aux empereurs pour s'immiscer dans le gouvernement de l'Eglise. C'est au lendemain même du décès d'Eugène II que les passions se déchaînèrent et ouvrirent une crise qui se perpétua sous les trois Pontifes suivants, Valentin, Grégoire IV et Serge II.

IftlenliD 1827). Le ponliCcat de Vai.entin, romain de noble rsce, élevé au Latran sous la conduite d'Eugène II, qui l'aimait comme un fils, ne dura que six semaines. Mort en octobre 827, il i'ulrcm- Oréeoire IV. placé par le prêtre Grégoire, d'origine romaine et de race noble * " '' comme lui. Deux laits graves avaient signalé ces deux élections : la noblesse laïque avait pris une part active à l'une et à l'autre, et GnÉGOinE IV n'avait été ordonné qu'après vcri(ication de l'élection par un légat impérial. Un précédent était posé ; une brèche était ouverte aux plus funestes abus.

Cependant la force des circonstances amenait les Papes à prendre dans la société civile une place de plus en plus pré- Ciractèrê de pondérante. Grégoire IV, d'après les témoignages de tous les M PoaiiJe. auteurs contemporains, fut un timide et un hésitant ; c'est pourtant à lui que s'attache le souvenir des premières forteresses bâties sur le domaine de saint Pierre et de la première tentative faite par un Pape pour s'immiscer directement dans les affaires temporelles des peuples.

Pendant que les princes francs se querellaient enlre^eux, les

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Sarrasins multipliaient leurs incursions sur les côtes de Pro- Incortlonfi de»

, . . , Sirrsiiu».

vence et d'Italie. Ils avaient déjà dévasté Nice et Civita-Vec-

chia '. En 831 ils se rendirent maîtres de Palerme et s'avancèrent dans la Sicile. Toutes les côtes de l'Italie étaient menacées. Qui se lèverait pour prendre la défense des populations alarmées? L'empereur Lothaire était absorbé par la lutte contre ses frères ; les petites principautés de l'Italie, réfractaires à toute autorité commune, et presque toujours en Gnerrei prlguerre les unes contre les autres, se désintéressaient pratique- seigneun it»ment de la défense de leur pays et de la chrétienté. Le Pape ''""• seul représentait en Italie, en même temps que l'Eglise, la patrie italienne : les regards des populations se tournèrent vers lui. Grésroire IV répondit à cet appel. Il fit fortifier la viUe CoBrtrncilon d'Ostie, et y construisit la forteresse de Grégoriopolis, qui sub- poiii. siste encore. Il avait commencé à fortifier la ville de Rome elle-même, du c^'^ Ù2 Saint-Pierre ouand la mort le surprit en 844.

Dans l'intervalle, les aiïaîres des nrinces francs avaient soUi- SsinsHon d« cité son intervention. La rupture de 1 acte de partage de ol / par troniuée d* Louis le Débonnaire, sous l'influence de Judith de Bavière, en «mpir». faveur de leur jeune fils Charles, l'impopularité de la nouvelle impératrice, qu'on accusait des crimes les plus abominables, la maladroite composition du nouveau lot attribué à Charles ', rangèrent du côté de Louis le Germanique et de Lothaire la population presque entière. Jusqu'au moment où les excès des fils révoltés de l'empereur ramenèrent la sympathie sur l'infortuné monarque, leur insurrection parut être la cause de la justice et de la moralité, en même temps que la cause des peuples. C'est en faveur de ce parti que se prononçaient alors presque unanimement les membres les plus éminents du sacerdoce et de l'épiscopat, l'archevêcpie de Reims comme celui de Lvon, l'évêque de Vienne comme l'abbé de Corbie. La place InterTentloB du chef de la Chrétienté y semblait indiquée. Grégoire IV n y les querelle» intervint cependant qu'à la dernière extrémité ; il fut porté à *franM?** cette intervention, on peut le dire, plutôt qu'il ne s'y porta.

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