Boson, Suai <«r ThUt. dt Provtnot, I
2. La déclaration d'indépendance eat lien en 845. Le sacre d* RoméneS i fit Mulement en 848, un an aprèi l'avènement de ralnt Léon IV.
3. Cité dans F. Mouhiib, Hittoirt des luttes politiques *t reUgituitt lêê tempt carolingien*, p. 232.
4. Defuncla ohrietianiaaima Srmtngarda, duos sibi aneilUu ex vilUt rtgia copulavit... aliigue filii e)us timililer adulteriia interviunt, Ann. Bert., lliil. des GauUs, VII, 70.
b. liomani quoque arotati Sarracenorum Maurorumgue incvrsionibus, ob 3ui defenaioyiem omnino negleotam apud imperatortm Lolhariutn oot^ queruntur. Hisl. dft Gaules, VII, 70.
6 Bnamii-MQuLiitcBiu, Regesta, n" 1148.
7. Grœci concitantur contra l.udovicum propter fitiam imperatoris torulantinopolitani. Ann. Bert., Hist. des G., VII, 70,
LE SAIM EMPIRE nOMAITf
Il défend It
ville de Rom*
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parvenir aux dignités ecclésiastiques des ministres indignes. Les canons disciplinaires promulgués par le pape Eugène II, à la suite du Concile de 826, n'étaient plus observés par un grand nombre de clercs.
Défendre Rome et la chrétienté contre les ennemis du dehors, Tripi» objet d« résister aux intrigues et aux violences du pouvoir impérial, et saint L*on IV. restaurer la discipline ecclésiastique : tel fut le triple objet du pontiGcat de Léon IV.
La grandeur du rôle de saint Léon IV dans la défense de Rome contre les Sarrasins a excité l'admiration de Voltaire lui-même. « Le pape Léon IV, dit-il, prenant une autorité que les généraux de l'empereur Lothaire semblaient abandonner, se montra digne, en défendant Rome, d'v commander en souverain. II avait emploj-é les richesses de l'Eglise à réparer les murailles, à élever des tours, à tendre des chaînes sur le Tibre. Il arma les milices à ses dépens, engagea les habitants de Naples et de Gaète à venir défendre les côtes et le port d'Ostie, sans manquer à la sage précaution de prendre d'eux des otages, sachant bien que ceux qui sont assez puissants pour nous secourir le sont assez pour nous nuire. Il visita lui-même tous les postes, et reçut les Sarrasins à leur descente, non en équipage de guerrier, mais comme un Pontife qui exhortait un peuple chrétien et comme tm roi qui veillait à la sûreté de ses sujets. Il était né Romain. Le courage des premiers âges de la République revivait en lui dans un temps de lâcheté et de corruption, tel qu'tm des beaux monuments de l'ancienne Rome, qu'on trouve quelquefois dans les ruines de la nouvelle '. » L'empereur Lothaire, qui se montrait si jaloux d'apparaître toutes les fois qu'il s'agissait d'être à l'honneur, ne se soucia pas d'intervenir en personne pour la défense de Rome et de l'Italie. II se contenta d'envoyer au Pape, sur la demande de celui-ci, une subvention pécuniaire pour l'aider dans ses travaux de fortifications. Léon IV, non content de protéger la ville de Rome, fit reconstruire et fortifier plusieurs villes en Italie, telles que Centumcellas, qu'on appela depuis Léopolis, et la ville de Porto, où il accueillit une tf)lonie de Oîrses ruinés par les Sarrasins. Dès 849, pour combattre les
Il construil Léonoli».